Je commencerai par remercier les collègues qui ont participé à ce débat utile, voire indispensable. Je suis heureux du soutien unanime que tous les groupes parlementaires expriment à l’égard des missions locales ; mais je constate que notre inquiétude est partagée sur tous les bancs. En effet, pour les fréquenter dans leurs circonscriptions, la plupart des députés connaissent les missions locales et savent à la fois les difficultés et la grandeur de ce métier qui consiste à accompagner des jeunes très éloignés de l’emploi.Je m’exprimerai en tant que rapporteur spécial de la commission des finances pour les crédits de la mission Travail, emploi et administration des ministères sociaux. Monsieur le ministre, nous ne sommes pas là pour commenter la copie du Sénat ; c’est celle du gouvernement qui est en jeu. Vous êtes à la tête d’une administration dont le budget connaît, dans le projet de loi de finances pour 2026, l’une des baisses les plus fortes : moins 2 milliards en autorisations d’engagement, moins 2,4 milliards en crédits de paiement. L’apprentissage, jadis plébiscité par votre majorité – qui n’en est plus une –, se retrouve sacrifié, tout comme les missions locales. Avant même l’examen du texte au Sénat, la commission des finances de l’Assemblée avait adopté un amendement qui allouait plus de 77 millions aux missions locales ainsi qu’un autre, que Mme Le Nabour et moi-même avions défendu et qui ajoutait plus de 10 millions au budget du Pacea.Nous avons désormais besoin d’engagements sonnants et trébuchants. J’ai trouvé maladroite votre façon de renvoyer la question du financement aux collectivités territoriales. Le partage du financement ne doit pas se transformer en partage du désengagement du financement ; or les collectivités sont à l’os. Si l’État ne s’engage pas en faveur de cette mission prioritaire – je rejoins Mme Le Nabour –, on ne va pas s’en sortir.N’oublions pas que l’argent dépensé dans une mission locale est utile : un jeune accompagné, c’est de l’assurance chômage et d’autres dépenses en moins demain. C’est précieux ! Je veux bien qu’on parle d’efficience, de performance – d’ailleurs, les missions locales sont sensibles à ces questions : tous les conseillers font attention aux d’indicateurs de performance –, mais c’est de la jeunesse de notre pays qu’il s’agit ici ; il convient de ne pas l’abandonner.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Mon rôle est de veiller à ce que les processus soient en place et, une fois en place, qu’ils fonctionnent. Les décisions seront prises localement. Mes propos ne doivent souffrir d’aucune ambiguïté.Je n’ai évacué aucun des constats que vous évoquez : les missions locales peuvent jouer un rôle auprès des étudiants...
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La parole est à M. le rapporteur.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre.