M. Daniel Goldberg
Le décret « pouponnière », comme l’ont relevé Mme Santiago et les deux intervenantes qui m’accompagnent, est assez révélateur. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quels sont nos constats ? Pourquoi les besoins de la prise en charge des tout-petits jusqu’aux jeunes majeurs ont-ils augmenté ?Je le dis tout en étant conscient des faits extrêmement graves rapportés ces dernières semaines : le système de la protection de l’enfance, depuis qu’il a été bâti, a produit des résultats. Il a permis l’accompagnement de quantité de jeunes qui, sans lui, seraient restés dépourvus de solutions. Cela ne veut pas dire que tout est parfait – il faut condamner les situations les plus dramatiques –, mais il faut aussi rappeler que ce système, en dépit de ses grandes faiblesses, parvient à accompagner des enfants dont le cadre familial n’offre pas les bonnes conditions pour grandir.Cela dit, on pourrait, en plus du décret « pouponnière », évoquer le décret d’application de la loi Taquet relatif aux taux et normes d’encadrement. Il n’a jamais paru et s’il était pris demain matin, il reviendrait aux conseils départementaux d’en financer les mesures.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. Daniel Goldberg.
M. Daniel Goldberg
(La prise de parole ci-dessus)
Mme Emmanuelle Coint
Pas seulement ! Il faudrait trouver les ressources humaines !
M. Daniel Goldberg
En outre – et sans même me définir comme le représentant d’un opérateur –, je sais bien que pour que les associations conçoivent des projets et offrent un accompagnement de qualité aux enfants, il faut avoir des professionnels nombreux – plus nombreux –, mieux formés et dont la qualité de vie au travail aurait...
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