M. Daniel Goldberg
Je crois que ce n’est pas le cas si nous pouvons faire autrement – certaines familles le peuvent et d’autres non. C’est ainsi qu’il faut penser le problème.Je vous rejoins : s’agissant de majeurs, nous devons nous assurer de leur pleine adhésion à ce qui leur est proposé. Cependant, hors de l’ASE, il est rare que des parents puissent imposer beaucoup de choses à leurs enfants âgés de 21, 22 ou 23 ans.Avant tout cela, nous avons besoin d’une grande politique de l’enfance et de la jeunesse, qui ne soit pas qu’une politique de la protection de l’enfance – sur ce point je vous rejoins. C’est dans le cadre d’une grande politique de l’enfance et de la jeunesse que les mineurs qui ont besoin d’un accompagnement ou d’une protection supplémentaire trouveront leur place. Où sont, aujourd’hui, les maîtres E et les maîtres G des réseaux d’aide et de soutien aux élèves en difficulté ? Ces enseignants avaient reçu une formation supplémentaire pour repérer, en classe banale, les premiers dysfonctionnements. Où en est-on de la généralisation des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP), alors que la santé mentale restera une grande cause nationale en 2026 ? On sait bien quels sont les manques en la matière.Les exemples ne manquent pas. En tout cas, c’est en pensant globalement l’ensemble des mineurs et des jeunes majeurs de ce pays qu’on trouvera la solution la plus adaptée pour celles et ceux qui dépendent de la protection de l’enfance.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
En effet !
M. Daniel Goldberg
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Olga Douin.