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7 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Merci pour vos propos, madame la ministre. Neuf mois se sont écoulés depuis la remise du rapport, qui avait été adopté à l’unanimité. Comme vous l’avez dit, la vérité est établie, elle fait l’objet d’un consensus, au Parlement comme entre tous les partenaires de la protection de l’enfance – et on sait qu’ils sont très nombreux.Parmi les points que j’ai pu mettre en évidence et qui font consensus figure la question des données de santé, en particulier celle des expériences traumatiques de l’enfance (ACE –  Adverse Childhood Experiences ). Quand les enfants relevant de la protection de l’enfance en connaissent, leur niveau moyen d’adversité est évalué à 4. Cela signifie que ces enfants cumulent des expériences de violence, de négligence, de rupture et de maltraitance dont l’effet sur leur développement s’avère durable, cumulatif et parfois irréversible.Ces multiples vulnérabilités peuvent entraîner des problèmes majeurs dans les pratiques professionnelles, dès lors qu’elles ne sont pas adaptées, et des parcours de rupture. Le lien d’attachement manque évidemment, mais il ne se forme pas non plus dans le cadre de la protection de l’enfance comme il devrait pouvoir le faire grâce à la présence de figures d’attachement. L’enfant n’en a pas.Nous médiquons à outrance ces enfants, souvent faute de comprendre leurs vulnérabilités. Il arrive ainsi qu’on regarde comme un « trouble du comportement » ce qui relève en fait de l’autisme pour certains, des troubles de l’apprentissage pour d’autres, ou pour d’autres encore les fameuses ACE. Ces vulnérabilités cumulées suscitent effectivement des troubles du comportement, mais ceux-ci doivent être traités comme des problèmes de santé. En somme, l’intrication du social et du médico-social a plongé la protection de l’enfance dans la plus grave crise systémique, faute d’une formation pluridisciplinaire adéquate des professionnels.Je voudrais avoir votre avis sur la façon de changer la donne sur ces sujets.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Nous en venons maintenant aux questions. Je rappelle que la durée des questions comme des réponses est limitée à deux minutes, sans droit de réplique.La parole est à Mme Isabelle Santiago.
(La prise de parole ci-dessus)