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7 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
La commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance conduite par notre collègue Isabelle Santiago a posé un diagnostic clair : notre système de protection de l’enfance est en grande difficulté ; des enfants vulnérables en paient le prix chaque jour.Face à ce constat désormais largement partagé, vous l’avez rappelé, nous ne pouvons plus nous contenter de rapports qui s’empilent. Les incantations doivent céder la place à des actes concrets suffisamment forts pour refonder la protection de l’enfance dans notre pays.Le groupe Écologiste et social attend donc beaucoup du projet de loi que le gouvernement doit présenter au printemps. Mais ce texte ne pourra être à la hauteur que s’il est construit avec celles et ceux qui font vivre la protection de l’enfance au quotidien : les professionnels, évidemment, les associations – le président de l’Uniopss, Daniel Goldberg, le rappelait tout à l’heure – et les anciens enfants placés, dont les alertes et les revendications doivent être enfin prises en compte avec tout le sérieux qu’elles méritent.Une clarification s’impose : la protection de l’enfance ne doit pas être confondue avec la PJJ. Bien qu’elles puissent être complémentaires, leurs missions sont différentes et certaines confusions actuelles affaiblissent l’action publique.Il conviendrait aussi de ne pas oublier l’éducation nationale – le temps scolaire représente un tiers du temps de vie de nos enfants –, dont le rôle est d’autant plus essentiel pour des enfants ayant besoin d’être accompagnés par l’État.Dans sa contribution au rapport de la commission d’enquête, notre groupe a formulé des propositions très concrètes : garantir la stabilité des parcours des enfants confiés à l’ASE – certains sont suivis par trente, voire quarante professionnels en deux ou trois ans, ce qui est délirant ; limiter les changements de lieu de placement, qui constituent autant de ruptures traumatisantes ; engager un véritable choc d’attractivité pour les professionnels en améliorant les conditions de travail, la formation et la reconnaissance – sans reconnaissance, c’est comme pour les enseignants, il n’y aura pas plus de vocations. Nous exprimons également une exigence forte sur les lieux de vie de l’ASE : il faut investir dans leur rénovation et fixer des normes d’encadrement claires. Enfin, nous défendons l’instauration d’un revenu – vous en avez parlé – pour les jeunes majeurs sortant de l’ASE.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à Mme la ministre.
Si je comprends bien, votre question porte sur la non-séparation du social et du sanitaire. Comme je l’ai dit, dès mon arrivée au ministère, j’ai souhaité généraliser les parcours coordonnés renforcés afin que tous les enfants protégés puissent bénéficier d’un bilan de santé et surtout d’une prise en charge de leur... Lire ▸
La parole est à M. Arnaud Bonnet.
(La prise de parole ci-dessus)