J’en viens à vos trois questions. Je suis évidemment totalement opposé au rattachement de l’IGPN au Défenseur des droits. C’est une autre institution, avec laquelle nous entretenons un dialogue permanent et qui nous saisit. Nous sommes souvent obligés de refaire des rapports et de rejustifier certaines interventions de police – c’est normal, c’est la démocratie, c’est l’État de droit, dont nous sommes très respectueux. Comme ministre, je suis régulièrement saisi d’affaires en ce sens, que je répercute évidemment aux préfets et aux chefs de service de police et de gendarmerie.Quant à la loi de 2017, elle n’a pas supprimé la possibilité pour les policiers et les gendarmes de faire usage de leur arme en cas de légitime défense. C’est même le premier cas prévu par cette loi : l’usage de l’arme pour défendre son intégrité physique ou celle d’autrui. La légitime défense est le cas habituel et reste d’actualité. Il n’y a pas eu de changement de ce point de vue.Vous faites état d’une multiplication par cinq des tirs mortels, qui singulariserait la France par rapport aux autres pays européens. Nous allons vérifier ce point, car je n’ai pas cette information. Je ne pense pas que tel soit le casJ’en viens à la question des décorations. Je n’ai pas connaissance de cas de policiers qui auraient été décorés après avoir été à l’origine d’un tir mortel. Vous me direz à quels cas vous pensez.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Vous réemployez, monsieur le député, l’expression « violences systémiques ». Vous connaissez mon opposition totale à cela. Ce n’est pas ce que j’ai constaté. Vous le savez, je suis aussi connu pour mon caractère très républicain. Je discute avec tout le monde et, quand je dis les choses, je le pense. Sincèrement,...
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C’est une liberté encadrée !
(La prise de parole ci-dessus)
Je pense à des policiers du Raid de Marseille.