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8 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Si des millions de nos compatriotes ont pu passer avec beaucoup de bonheur cet hiver quelques jours de vacances en famille ou avec des amis, c’est évidemment grâce à l’investissement et au travail acharné des travailleuses et des travailleurs des transports collectifs – le train, les bus et les tramways. Non seulement ils garantissent la liberté individuelle d’aller et venir, mais ils permettent de protéger l’humanité entière en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, le désinvestissement public en matière de transport collectif est catastrophique : nous avons perdu trois quarts des gares du pays en un siècle. Cela a été dit précédemment, le transport ferroviaire de marchandises a encore baissé de 15 % l’an passé et le fret est saboté – je pense à la ligne Perpignan-Rungis –, mais vous vous contentez de chasser les pauvres des centres-villes avec les zones à faibles émissions et d’ouvrir des autoroutes inutiles, demandées par des lobbyistes, comme l’A69.Regarder ce qui se fait ailleurs en matière de développement ferroviaire est très instructif. La France est à la traîne alors qu’elle était autrefois en première ligne au niveau mondial pour le développement ferroviaire. Prenez un pays comme la Chine : en développant le TGV, elle économise plus de 1 million de barils de pétrole par jour – ne plus dépendre du pétrole éviterait pourtant que les USA kidnappent des présidents étrangers…Pour une politique de transport cohérente et efficace, il faut planifier, car ce n’est pas le marché qui va faire le boulot : vous avez beau avoir besoin d’une gare en bas de chez vous, jamais une boîte privée ne viendra la construire, la relier et vous conduire à votre destination ; au contraire, c’est parce que la puissance publique construit une gare et la connecte à des destinations que l’activité économique se développe. Le secteur public entraîne l’activité économique grâce au développement des transports publics. Planifier suppose de développer des équipes mutualisées de recherche et développement (R&D), ainsi que des qualifications transversales entre les industries, et de produire en France les matériaux bruts nécessaires, par exemple l’acier. D’où l’adoption à l’Assemblée de la proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal – nous attendons le soutien du gouvernement pour aller plus loin au Sénat puis de nouveau à l’Assemblée. Enfin, seule la puissance publique peut assurer l’intermodalité en organisant le transfert des passagers du train au vélo, de la route au bus. Bref, le cadre planifié est le seul propice. Qu’attendons-nous pour le développer ?
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. le ministre délégué.
Je vous remercie pour votre question qui me permet de saluer l’engagement du député Jean-Marie Fiévet sur la question de la décarbonation des poids lourds. La directive européenne concernant les systèmes modulaires européens, les mégacamions, fait, comme vous le savez, l’objet de négociations en vue de sa révision.... Lire ▸
La parole est à M. Hadrien Clouet.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre délégué.
Je n’ai pas compris si vous souhaitiez poser une question en particulier. Vous avez raison de souligner le travail formidable que font tous les agents des grandes entreprises publiques et parapubliques au service de la mobilité de nos concitoyens : ce sont les premiers agents de la décarbonation du pays. Je... Lire ▸