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8 janvier 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
En octobre, le président de la République affirmait vouloir maintenir coûte que coûte la trajectoire de fin du moteur thermique, balayant les alertes venues des élus, des industriels et des territoires, qui dénonçaient un objectif irréaliste, socialement brutal et industriellement dangereux. Cette ligne était présentée comme intangible, au nom d’une écologie de principe. Quelques mois plus tard, elle a pourtant été abandonnée au niveau européen, non pas à l’initiative de la France, mais sous la pression de l’Allemagne, qui a su défendre son industrie automobile et ses emplois. Cette volte-face tardive révèle une profonde incohérence et une incapacité à anticiper les conséquences concrètes de décisions annoncées avec dogmatisme. Sur le terrain, les dégâts de cet atermoiement politique sont bien réels.Dans le Nord, la direction de Sogefi a annoncé la fermeture de son usine de Douai, plongeant plus de 130 salariés dans l’inquiétude. Ce n’est pas un cas isolé, mais un symbole de plus du déclin industriel français, lequel est directement lié à des choix de transition mal préparés, mal accompagnés et déconnectés des réalités productives.Comment le gouvernement peut-il encore prétendre piloter sérieusement la décarbonation des mobilités après s’être obstiné dans une trajectoire manifestement irréaliste pour finalement la renier au seul motif qu’elle ne correspondait plus aux intérêts industriels de nos partenaires allemands ? Quelles garanties concrètes pouvez-vous apporter aux salariés et aux industriels que la transition écologique ne se traduira plus par des fermetures d’usine, des pertes d’emplois et l’affaiblissement durable de notre souveraineté industrielle ?
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à M. le ministre délégué.
Il n’y a pas de fatalité. Vous dites que les annonces faites sur la décarbonation des transports, présentée comme une priorité, n’ont pas été suivies d’effets. Permettez-moi de vous donner quelques chiffres. En 2015, au moment de l’accord de Paris, un peu moins de 2 % des véhicules vendus dans notre pays étaient... Lire ▸
La parole est à M. Matthieu Marchio.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre délégué.
Je pensais que vous alliez vous réjouir de l’accord qui a été trouvé au niveau européen. Sous l’impulsion de notre pays qui appelait à tenir compte des réalités du marché automobile, cet accord préserve l’objectif de 2035 en prévoyant des facilités et des flexibilités compatibles avec l’évolution de ce marché.... Lire ▸