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5 octobre 2026 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
…dans nos comportements au sein de l’hémicycle, tant dans la manière d’intervenir que sur le fond, dans les propos tenus à l’égard des collègues, qui peuvent heurter. Et je ne dis pas cela pour pointer la responsabilité des uns et des autres ; nous avons là une responsabilité collective.Dans ce brouhaha et dans ce contexte particulier, je tiens à signaler que, sous réserve du sort de l’amendement de Mme Leboucher, l’article 3 que nous allons bientôt voter prévoit l’existence d’unités spécialisées composées de policiers et de gendarmes, mais que nous avons supprimé l’exigence d’une formation spécialisée pour ces agents au profit d’un « choc de formation » proposé par les ministres, à savoir une formation de tous les agents qui interviennent dans les commissariats et en gendarmerie. Cela signifie qu’avec l’article 3 tel qu’il ressort de nos débats, nous aurons des unités spécialisées avec des agents qui seront formés comme les autres agents.Nous avons donc fait passer à la trappe la formation sur les agressions facilitées par l’administration de substances, dont la soumission et la vulnérabilité chimiques – et je le souligne parce que lors des débats en commission, beaucoup y tenaient –, sur les actions de prévention et d’intervention adaptées, sur les situations de handicap et de besoins spécifiques, sur les techniques d’enquête spécifiques aux violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales, sur la sécurité physique et psychique, sur le psychotraumatisme, et j’en passe.Dès lors, l’article 3 ne ressemble plus à grand-chose. J’espère que le Sénat fera preuve d’un peu plus de raison que nous pour atteindre l’objectif que nous nous étions fixé : des personnels de police spécialisés et formés.Quand on décide de former tout le monde au même niveau, disons-le franchement, ce n’est plus de la formation, mais de la sensibilisation. Et au bout du compte, on ne forme personne. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC. – Mme Karine Lebon applaudit également.)
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

La parole est à Mme la rapporteure générale.
Revenons à l’article 3. Je n’ai rien de particulier à dire sur l’amendement no 367 de Mme Leboucher, mais je voudrais intervenir sur l’article 3, sur lequel nous allons bientôt voter.Compte tenu de la tenue actuelle de nos débats, je vous appelle à une forme de raison…
De sagesse !
(La prise de parole ci-dessus)