Je voulais expliquer à ma collègue la chose suivante : l’article 15-3 précise que l’officier de police judiciaire est tenu de le faire, mais en pratique, cela n’est pas fait. Je proposais d’insérer après le 1er alinéa les mots suivants : « L’officier de police judiciaire ne peut pas conseiller », afin que cela figure expressément. Dans les faits, souvent, ils sont pressés, ils ont plein de choses à faire, il n’y a pas assez de preuves, et ils disent à la personne de déposer une main courante. La femme victime de violences qui n’est pas bien informée va suivre ce conseil, sauf que la main courante ne remonte pas au procureur et qu’on lui reprochera ensuite de ne pas avoir déposé plainte.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
On pourrait laisser répondre une femme !
Je vais laisser la parole à ma collègue. Si je la prenais, je serais accusé de sexisme, à tort – c’est ce que je subis depuis une semaine, même quand cela n’a pas lieu d’être. Je vais donc laisser la parole à ma collègue avec plaisir. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Un député du groupe SOC
Oh, petit chaton ! (Exclamations sur les bancs du groupe RN.)
La parole est à Mme Béatrice Roullaud.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Thomas Ménagé, pour un rappel au règlement.
Il se fonde sur l’article 70, alinéa 3. Alors que j’ai déjà subi l’homophobie de Mme Hadizadeh la semaine dernière, je viens encore l’un de nos collègues dire : « petit chaton ».
Mme Estelle Mercier
Mensonge ! On n’a pas dit ça !