Ma question s’adresse au ministre de l’action et des comptes publics. Le budget présenté par le gouvernement donne trop souvent le sentiment d’une recherche d’économies au coup par coup, en allant chercher quelque argent par-ci, par-là, sans vision de long terme – on peut notamment citer le prélèvement de 2 milliards d’euros à venir sur les comptes de l’Unedic.C’est la même logique que l’on retrouve à l’égard des agences de l’eau. Nous aurions pourtant besoin d’une vision de long terme car l’eau est précisément un investissement d’avenir. Alors que les besoins augmentent, les recettes dont peuvent disposer les agences de l’eau restent plafonnées. Nous l’avons vu lors de la sécheresse cet été.Le principe est pourtant simple : l’eau paie l’eau. Ici, l’eau paie tout simplement le budget de l’État – ce n’est pas normal. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LIOT et sur quelques bancs du groupe SOC. – Mme Dominique Voynet applaudit également.)Les agences de l’eau ont besoin de moyens pour lutter contre les pollutions, pour lutter contre la prolifération des algues vertes, en particulier en Bretagne, au sujet de laquelle l’État a été condamné, pour favoriser la transition écologique et l’adaptation au changement climatique. Ces enjeux demandent de la volonté, des moyens et de la stabilité. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LIOT.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à M. Paul Molac.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre délégué chargé de la transition écologique.