En écoutant les différents orateurs qui se sont exprimés depuis tout à l’heure, je suis paradoxalement assez conforté dans l’idée qu’il existe une forme d’équilibre, qui est le propre de l’État de droit. (M. Erwan Balanant applaudit.) Pardonnez-moi, mais j’y crois depuis le début. Dans un État de droit, on réagit avec fermeté quand des casseurs s’en prennent à l’institution et on condamne, dès qu’elles ont lieu, les violences faites aux personnels de l’éducation nationale – certains bancs ne l’ont pas fait. Dans un État de droit, on écoute aussi les gens qui s’expriment, soit par des blocages, soit dans le cadre de la liberté de manifestation. Je me réjouis qu’aujourd’hui, ce soit dans un cadre légal, démocratique, organisé et encadré que cela ait lieu. Et on essaie de trouver des solutions.Les lycéens qui protestent aujourd’hui ne font pas des revendications « en l’air » ou par hasard. Ils expriment un certain nombre d’attentes qui sont réelles et profondes. Ont-ils raison partout, sur tout ? Probablement pas : c’est l’objet même de la discussion avec les adultes que de déterminer ce qui est faisable et ce qui ne l’est pas, ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas. Mais évacuer leurs revendications et prétendre qu’elles sont illégitimes au prétexte que leurs rassemblements sont infiltrés par des groupuscules, ce n’est pas possible non plus. Il n’y a qu’une seule solution : redonner à tout le monde un cadre démocratique un tant soit peu respectueux…
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Le retour du fouet à l’école !
Vous auriez dû, monsieur le ministre, conditionner l’ouverture du dialogue à l’arrêt des violences, car on ne dialogue pas sous la pression du chaos. Vous ne jurez que par la « démocratie lycéenne », mais nos lycées ne sont pas des soviets autogérés, et votre démocratie supposée n’est que démagogie....
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La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale.
(La prise de parole ci-dessus)
Dans une démocratie, on ne blesse pas les enfants !
…parce qu’il se trouve que nous formons des consciences républicaines.Je n’ai pas conditionné l’ouverture des discussions avec les lycéens au fait que des voyous cessent de balancer des mortiers. Je vais recréer dans l’abri qu’est l’école un cadre républicain et démocratique où l’on puisse discuter....
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