Il vise à permettre à toute personne résidant en France ou hors de France de pouvoir déposer plainte pour violences sexistes, sexuelles ou intrafamiliales en ligne. Il n’y a aucune raison de réserver cette possibilité aux seuls Français établis hors de France. Les témoignages de femmes devant ruser pour porter plainte sans risquer leur vie devraient inciter le gouvernement à instaurer un système fiable de dépôt de plainte en ligne depuis un ordinateur personnel, plutôt que d’obliger les femmes à se déplacer, donc de risquer d’être suivies par leur compagnon violent.Dans son livre Il m’a volé ma vie, Mme Morgane Seliman décrit fort bien cette difficulté à porter plainte et le fait d’être suivie, épiée et contrôlée jusque dans ses correspondances et messages. Il lui a fallu ruser pour se rendre au commissariat sans que son compagnon s’en aperçoive, car il l’aurait sans doute battue, cette fois-ci à mort. Certaines femmes ont payé leur courage au prix fort. Elles ont été brûlées vives, comme Chahinez Daoud en Gironde, pour avoir osé se rendre au commissariat.Afin de venir en aide à toutes ces femmes victimes de violences, je vous demande d’accueillir favorablement mon amendement. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 114 Nombre de suffrages exprimés 65 Majorité absolue 33 Pour l’adoption 1 Contre 64
La parole est à Mme Béatrice Roullaud, pour soutenir l’amendement no 1030.
(La prise de parole ci-dessus)
Quel est l’avis de la commission ?
Avis défavorable.