– Monsieur le Président, en avril dernier, ce Parlement a adopté le rapport de mon collègue Carlo Fidanza sur l'élevage: réduction de notre dépendance aux protéines importées, défense des paiements directs aux agriculteurs, accès au foncier et au crédit. Mais depuis, qu'a fait madame von der Leyen de ces recommandations? Dans cette institution, la souveraineté agricole est un slogan, ça n'est pas une politique réelle. Après le Mercosur et les contraintes intenables du Pacte vert, elle envisage aujourd'hui de réduire de 87 milliards d'euros le budget garanti à notre agriculture, en passant de 387 à 300 milliards. Pire, elle proposerait d'instaurer une PAC mise en concurrence avec d'autres politiques nationales. En France, l'été 2026 a été dévastateur: des pertes de rendement atteignant 50 % dans certains territoires et un déficit de 40 % de la pousse des prairies. La récolte de maïs pourrait être la plus faible depuis 1980; dans les Deux-Sèvres et en Charente-Maritime, 64 % des agriculteurs interrogés envisagent d'arrêter leur activité. Alors, combien de chiffres faudra-t-il encore à la Commission pour écouter la détresse de nos paysans?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)