– Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Monsieur le Commissaire, il aura fallu du temps, mais nous y sommes enfin. L'Union européenne se saisit concrètement du sujet du logement abordable. Cette proposition législative est un acte majeur par sa seule existence, puisque c'est la première fois qu'il y a une législation sur le sujet. Espérons qu'elle porte ses fruits et qu'elle soit suivie d'autres initiatives tant le défi est immense.
À cet égard, si le logement abordable est une priorité indiscutable, n'oublions pas que le logement social a aussi besoin d'être soutenu. La question d'un meilleur encadrement des locations de courte durée est un premier pas dont nous nous félicitons. Mais gardons à l'esprit que ce nouveau modèle européen ne fonctionnera que s'il met pleinement les collectivités locales au centre du jeu, car ce sont elles qui connaissent finalement le mieux leur territoire. Attention à ne pas imposer trop de critères pour désigner des zones tendues, dont l'effet cumulé pourrait restreindre la capacité des maires à agir efficacement. Attention aux restrictions sur la réglementation des résidences principales. En France, ce qui fonctionne le mieux, nous disent les maires, c'est la règle du maximum de 120 nuitées par an. Alors, ne cassons pas ce qui existe déjà.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, la loi «Logement» de l'Union européenne veut prioritairement réguler la location de courte durée touristique, qui ne représente en fait qu'1,2 % des logements en Europe. Inutile de dire qu'elle ne résoudra pas la crise du logement qui sévit dans nombre d'États membres, grevant le pouvoir...
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(La prise de parole ci-dessus)