Et leur choix nous engage tous.
Vous, au nom de la majorité, à tenir vos promesses. Nous, au nom de l'opposition, à offrir une alternative. C'est la règle en démocratie.
Nous sommes, les uns et les autres, conscients des enjeux. Ils ont été rappelés. Ils sont communs à notre nation : la mondialisation avec ses atouts et ses menaces ; l'Europe, qu'il faut faire avancer ; les changements climatiques, qui sont là et qui pèsent d'ores et déjà sur notre vie quotidienne ; les rapports Nord-Sud, qui dégradent les conditions de la paix dans le monde ; et encore la menace terroriste.
Oui, les enjeux en France sont toujours, après cinq ans d'une action conduite par la majorité sortante – il semble qu'on l'oublie parfois –, les questions de l'emploi, de la solidarité et de la démocratie.
Dans ce contexte, monsieur le Premier ministre, vous venez de présenter la politique de votre gouvernement. J'aurais dû dire celle du Président de la République – c'eût été plus exact.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
C'est notre responsabilité. C'est pour cela que les Français nous ont élus.
Et, en contrepartie, monsieur le Premier ministre, je vous demande d'avoir toujours à l'esprit que vous avez à vos côtés 320 députés, 320 hommes et femmes, qui ont pour eux l'expérience, l'enthousiasme, le talent, et qui veulent tout donner...
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La parole est àM. François Hollande.
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, les Français ont voté.
La majorité s'enfuit !
(La prise de parole ci-dessus)
C'est la même !
Certes, il en a la plus incontestable des légitimités puisqu'il l'a tirée du suffrage universel.
C'est bien de le reconnaître !
Il a un mandat. Rien de plus normal, qu'il vous demande de mettre en oeuvre son projet. Sauf que la pratique de l'exécutif, depuis l'entrée en fonction du Président de la République, marque une inflexion…