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6 janvier 2009 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Ma question porte sur ce même sujet tragique. Voilà plus d'un an, la tenue de la conférence d'Annapolis suscitait d'immenses espoirs, et les plus optimistes pensaient même que l'État palestinien pourrait enfin voir le jour avant la fin de l'année 2008. Or les progrès constatés au fil des négociations, entre l'Autorité palestinienne et Israël, quoique réels, demeurent modestes et aucun accord ne semble en vue. De même, les clivages internes aux Palestiniens entre le Fatah et le Hamas sont loin d'être résolus. Les opérations militaires israéliennes conduites dans la bande de Gaza contre le Hamas et les tirs continus de roquettes palestiniennes sur Ashkelon, Sdérot et d'autres villes du sud d'Israël illustrent la gravité de la situation. Depuis hier, le Président de la République est en déplacement dans la région, affirmant ainsi le rôle que la France veut et peut jouer dans la résolution de ce conflit. Plus que jamais, il est urgent qu'Israël et l'Autorité palestinienne parviennent à un accord équilibré. À cette fin, il faut d'abord obtenir le cessez-le-feu immédiat que demande sans relâche le Président Sarkozy, puis faire en sorte que nul n'ait plus à craindre le recours à la force par l'autre partie. Dans ce nouveau contexte de violences, il me semble que l'envoi d'une force internationale est devenu indispensable pour apaiser durablement la situation. En toute logique, il revient aux Nations unies de la mettre en place, mais l'Union européenne ou l'OTAN pourront éventuellement la conduire sur le terrain. Ma question est donc simple : quelle est la position du Gouvernement quant à l'envoi d'une force internationale de maintien de la paix le long de la bande de Gaza ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur quelques bancs du groupe GDR.)
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090113.asp#INTER_4
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Monsieur le président, mes chers collègues, ma question, qui a trait, elle aussi, à la véritable tragédie se déroulant dans la bande de Gaza, s'adresse également à vous, monsieur le Premier ministre. Au nom des députés du groupe Nouveau Centre, je tiens à dire qu'il est urgent de mettre un terme à un drame dont les... Lire ▸
La parole est à M. le Premier ministre.
François Fillon
Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Sauvadet, la France est au service de la paix et des droits de l'homme. Elle est l'amie d'Israël, et c'est pour cela qu'elle peut parler à Israël comme le Président de la République l'avait fait, il y a quelques mois, à l'occasion de... Lire ▸
La parole est à M. Axel Poniatowski, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. François Fillon, Premier ministre.
François Fillon
J'ai indiqué, monsieur le président de la commission des affaires étrangères, que le Président de la République tentait aujourd'hui d'obtenir un cessez-le-feu au Proche-Orient, et ce pour des raisons humanitaires avant tout. Cela étant, la France cherche aussi le chemin de la paix ; c'est ce même objectif que... Lire ▸
La parole est à M. Pierre Moscovici, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, ma question portera également sur le Proche-Orient. La dégradation de la situation dans la bande de Gaza, avec ses conséquences dramatiques pour les populations, avec ses nombreuses victimes civiles, suscite, de la part de notre groupe,... Lire ▸