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6 janvier 2009 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Bruno le Maire
Je voudrais rappeler seulement les faits, monsieur le député. D'abord, nous avons condamné les attaques du Hamas contre le territoire israélien, qui remettent en cause le droit absolu d'Israël à sa sécurité. Cette condamnation a été faite par la France et par l'ensemble des autres États européens, en particulier l'Allemagne. Dans le même temps, nous avons été, sous la houlette du Président de la République, le premier État à condamner l'intervention militaire terrestre israélienne à Gaza, en la jugeant disproportionnée. Car, nous le savons tous, la violence ne fera qu'ajouter à la violence et il n'y a pas d'issue par la force militaire à ce conflit. Notre intérêt à tous ici, à droite comme à gauche, est de forcer les portes de la paix, comme l'a rappelé le Premier ministre. C'est l'intérêt des peuples de la région, qui savent très bien que l'Union européenne et la France ont une carte à jouer là-bas. Nous avons en effet rehaussé le niveau de nos relations avec Israël et pouvons donc nous autoriser un langage de vérité avec cet État. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Dans le même temps, nous avons rehaussé nos relations avec l'Autorité palestinienne, ce qui les autorise également à avoir un traitement équilibré de la question. C'est aussi l'intérêt de l'Union européenne, parce que ce qui se joue à Gaza dépasse de loin la simple sécurité du Proche-Orient : cela engage également la sécurité de l'Union européenne dans son ensemble. Monsieur Moscovici, c'est notre honneur, c'est notre fierté, avec le Président de la République et l'ensemble de la majorité, de nous battre pour la paix et pour la cessation la plus rapide possible du conflit. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC. – Huées sur les bancs du groupe SRC.)
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090113.asp#P155_23842
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

C'est indigne de vous !
Je vous en prie, mes chers collègues ! La question est trop grave pour polémiquer !
Bruno le Maire
Je ne peux vous laisser dire qu'il y a eu un traitement déséquilibré et partial de ce conflit de la part de la France ou de l'Union européenne. La force de la position française, c'est justement l'équilibre dans le traitement entre les deux parties. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Exclamations sur... Lire ▸
La question est grave. Je vous demande de vous calmer afin d'écouter M. le secrétaire d'État.
Bruno le Maire
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Laure de La Raudière, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
Monsieur le ministre en charge de la mise en oeuvre du plan de relance, depuis la mi-septembre – et le sujet est grave – le monde se trouve plongé dans une crise économique sans précédent. Le Président de la République et le Gouvernement ont formidablement réagi dès le commencement de cette crise et ont pris très... Lire ▸
La parole est à M. Patrick Devedjian, ministre en charge de la mise en oeuvre du plan de relance.
Patrick Devedjian
Madame la députée, avec ce plan de relance, le Gouvernement consent un effort sans précédent, et il convient évidemment de le relier aux mesures préalables. Je rappelle, tout d'abord, qu'un plan de 360 milliards d'euros – 320 milliards en garanties et 40 milliards en capitaux – a permis de remettre en état les... Lire ▸