Sophie de Menthon
On ne peut pas dire que la complexité nourrit son homme. Ce système tue la compétitivité des entreprises et la croissance.
Un exemple : nous avons élaboré un produit de formation et nous voulions nous faire agréer par le 1 % formation. Or, le bureau chargé de cette tâche est ouvert seulement de onze heures à treize heures – ce qui est sans doute favorable à l'aménagement du temps de travail pour les femmes –. Les formulaires à remplir sont à ce point complexes que ma collaboratrice qui a fait six ans de droit ne les comprend pas. Si bien que nous nous sommes arrêtés. La complexité est donc loin de créer de la richesse.
Il y a vraiment des sujets d'irritation. Les chefs d'entreprise ne sont jamais descendus dans la rue, hormis pour un rassemblement spectaculaire contre les 35 heures, à l'appel de M. Seillière, à la porte de Versailles.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Sophie de Menthon
Une entreprise à taille humaine qui perd des clients, qui perd 25% de son chiffre d'affaires, qui se demande si elle ne va pas devoir licencier, a autre chose à faire que de s'occuper de cela, et ce n'est pas de la mauvaise volonté. Les très grandes entreprises, elles, pourront mieux s'en sortir.
Les entreprises mais aussi les magistrats se plaignent du trop grand nombre de textes.
Sophie de Menthon
Également les experts comptables. Pourquoi personne ne tape-t-il du poing sur la table ? Il est incroyable que l'on soit incapable de simplifier le droit. Une PME de trois personnes consacre 53 jours de temps homme – expert comptable, expert juridique, conseil extérieur… – à se conformer à la réglementation.
Je ne suis pas sûre que tout le monde ait intérêt à une simplification.
Sophie de Menthon
(La prise de parole ci-dessus)
Cette manifestation a d'ailleurs entraîné la loi Aubry 2. De blocages en blocages, la négociation n'était plus possible et il a fallu passer en force. C'est pareil aujourd'hui pour le travail dominical, sachant que l'opinion publique y est majoritairement opposée.
Sophie de Menthon
Selon un sondage publié par le Journal du dimanche, 65% des Français seraient favorables au travail dominical.
Oui, mais il faut voir le libellé de la question qui était posée : « Vous gagnerez plus le dimanche. Acceptez-vous de travailler ? ». Le consommateur est favorable au travail dominical, mais pas forcément le salarié ; tout le problème est là.
Sophie de Menthon
Sur ce sujet, je suis assez partagée. Les bus, les musées et les cinémas sont déjà ouverts le dimanche. Pour ma part, je suis favorable à l'ouverture des petits commerces de centre-ville.