geheim.land Recherche Politique
12 janvier 2010 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
…traité pourtant rejeté par les Français par voie référendaire. Deuxième acte : le référendum européen devient optionnel en fonction de la vision de l'histoire de notre cher Président. Par exemple, ce qui vaudra pour la Turquie ne vaudra pas pour les Balkans. Le troisième acte concerne les OGM : nouveau refus du référendum alors que, selon une enquête CSA de février 2008, 72 % des Français estimaient « important de ne pas consommer de produits contenant des OGM ». Le texte sur les OGM a été rejeté par 57 % des députés et j'avais défendu, au nom du groupe SRC, en vain, le droit du peuple à « trancher sur cette autorisation donnée à une génération – la nôtre – d'affecter pour toujours les générations futures ». À la consultation démocratique du peuple, votre majorité préférerait-elle la boulimie des sondages – le Premier ministre a parlé tout à l'heure de « sondocratie » ? La demande par l'opposition de la création d'une commission d'enquête a été interdite. La publication par des médias de sondages déjà commandés et payés par l'Élysée a pourtant suscité des interrogations restées sans réponse. Oui, nous pensons que le référendum permet de retrouver l'équilibre perdu. Gérard Conac, constitutionnaliste publié sur le site de l'Assemblée nationale, l'exprime parfaitement : « Loin de rendre inutiles les référendums législatifs, le développement des sondages me paraît les justifier, au moins dans certains cas. » Il ajoute qu'il « y aurait un risque de perversion si les choix des responsables n'étaient plus que les reflets des états d'âme de l'opinion publique ». La politique ne doit pas se faire à la Bourse. Elle ne doit pas se faire non plus dans les instituts d'enquête. Même à une époque où la communication domine la vie politique, ce n'est pas la même chose d'informer et de décider, ce n'est pas la même chose de sonder et de consulter. Nous y voilà : avouez que vous ne voulez pas de cette consultation démocratique car vous savez pertinemment que les Français sont opposés à votre projet de changement de statut de La Poste.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100097.asp#INTER_35
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Il suit en cela la position de certains résistants, tels Vincent Auriol pour qui « le référendum maintient un lien direct entre la nation et ses mandataires, il fortifie l'éducation politique des citoyens, il les habitue à voter sur des idées et sur des textes ». Après guerre, le jeu du régime démocratique est... Lire ▸
…mais pour trouver quelques vertus au référendum : « À chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut [...] solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple », déclarait-il le 9 mai 2004 à Aubervilliers, devant le conseil national de l'UMP. Mais, une fois élu, son rapport au peuple change... Lire ▸
Il l'avait annoncé !
(La prise de parole ci-dessus)
C'est faux !
Sinon, dites-moi si je me trompe, vous voteriez notre motion référendaire. Cela étant, je ne préjuge pas de votre vote et peut-être que le froid et la neige vous auront fait retrouver vos esprits.
C'est insultant !
Si les sondages sont votre lumière, regardez-les bien en face. Une large majorité de Français souhaitent que le Gouvernement organise un référendum sur le changement de statut et l'avenir de La Poste – 59 % précisément, selon un sondage IFOP du 4 octobre 2009.