Christian Lajoux
Les médicaments de spécialités sont innovants : au nom de quoi ne pas les diffuser ? Ils visent à soigner des malades atteints du cancer, du SIDA ou encore de polyarthrite rhumatoïde !
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Marie-Noëlle Banzet
Je partage ce point de vue.
Le schéma transmis par l'Union nationale des pharmacies de France (UNPF), que je viens de faire distribuer, montre un décrochage – par le haut ! – du chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique à partir de 1999-2000 et par rapport au nombre d'unités de médicaments consommés par personne qui, lui, demeure...
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Christian Lajoux
L'UNCAM l'a dit : moins d'unités sont consommées et la valorisation des unités est plus importante. Si la croissance a été en effet forte jusqu'en 2005, le ralentissement a été ensuite sensible. Le taux de croissance de remboursement de médicaments durant le premier semestre de cette année est globalement de 2,6 %,...
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Le décrochage augmentera donc encore selon vous ?
Christian Lajoux
(La prise de parole ci-dessus)
Ce que vous venez de dire est important. Cela devrait donc conduire à réévaluer l'objectif national des dépenses de l'assurance maladie (ONDAM) en conséquence.
Christian Lajoux
L'ONDAM ne tient en effet pas compte des besoins de santé du pays : ces dernières années, il était complètement irréaliste. Tous les observateurs s'accordent à dire que, compte tenu du vieillissement de la population et des progrès techniques, on ne peut maîtriser les dépenses de santé en dessous d'une croissance...
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La sortie de médicaments de la réserve hospitalière compte pour beaucoup dans cette augmentation de l'ONDAM.
Christian Lajoux
Aujourd'hui, 20 % des médicaments sortant de l'officine sont en effet des médicaments issus de spécialités hospitalières.