Sabine Dandiguian
S'agissant de la contrefaçon et de la distribution, nous sommes assez protégés. Parlons cependant de la communication aux patients.
Aujourd'hui, les patients vont sur Internet pour avoir des informations sur nos médicaments, informations qui ne sont absolument pas contrôlées. Je pose la question au législateur : comment encadrer l'industrie pharmaceutique pour l'autoriser à communiquer avec les patients, en particulier sur la problématique de l'observance ? Aujourd'hui, il y a des peurs et des stigmatisations. Je suis prête à prendre le pari de faire une expérimentation dans un domaine très particulier, celui de la santé mentale. Si l'on n'aide pas les patients et les familles à bien observer les traitements on n'en sortira pas, aussi géniales que puissent être nos molécules.
Aujourd'hui, sur Internet, il y a un accès non contrôlé et une communication sauvage sur les maladies et les médicaments. Comment pourrait-on faire pour que nous soyons un peu plus libres de communiquer ? On pourrait, ensemble, mettre en place des programmes, y compris sur Internet, pour améliorer l'observance des médicaments.
Actuellement, il n'y a aucune confiance entre nous, les acteurs, les autorités et les laboratoires pour mettre en place des programmes. Internet vit sa vie et je demande à mes équipes de ne pas trop s'en occuper, car c'est très compliqué. Clarifions la législation, menons des expérimentations sur certaines pathologies extrêmement graves – pour moi, ce serait la santé mentale – et voyons s'il est possible de ne pas utiliser cet outil. Le monde de demain se fera avec Internet, avec une information 24 heures sur 24 dans le monde entier. Le monde de demain devra intégrer complètement Internet parmi les outils de communication.
Je ne pense pas qu'en France on utilise au mieux ce qui pourrait être une opportunité, probablement pas dans la distribution, en ce qui me concerne, mais dans la communication vis-à-vis des patients et de leurs familles.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
On a beaucoup parlé du circuit de mise au point, de la distribution du médicament, de sa surveillance et de son suivi. Cependant, il existe d'autres moyens de promotion et de commercialisation du médicament, via Internet notamment. Qu'en pensez-vous ? Comment réagissez-vous ? Il y a des risques bien connus :...
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Louis Couillard
Internet est une porte d'entrée à la contrefaçon et peut poser un problème important de santé publique. En tant que représentant de Pfizer, je peux vous dire que l'un de nos médicaments a probablement été le plus sujet à la contrefaçon et à la distribution dans les canaux alternatifs de distribution.
En France,...
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Quelles solutions proposer pour répondre à de tels problèmes ?
Christophe Weber
Même aux États-Unis, la délivrance du médicament par Internet n'a pas pris une part très importante du marché, en tout cas moins importante qu'on ne l'avait pensé il y a dix ans : aujourd'hui, elle est de l'ordre de 20 %. Finalement, les patients aiment bien aller dans leurs officines pour chercher leurs...
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Sabine Dandiguian
(La prise de parole ci-dessus)
Louis Couillard
Je suis d'accord sur l'utilisation d'Internet en tant qu'instrument de communication, mais pas pour la distribution.
Christophe Weber
On est tous d'accord.
Toutes vos interventions depuis une heure sont extrêmement pertinentes, mais j'ai entendu parler du « modèle » américain.
Christophe Weber
Il a bien des défauts.