Sabine Dandiguian
Le système américain n'est pas un système exemplaire, bien au contraire. Nous parlions du suivi épidémiologique, qui est une grande tradition dans la culture américaine. Le calcul du risque cardio-vasculaire par Framingham, par exemple, a beaucoup apporté. Cependant, en dehors de cela, je suis tout à fait d'accord avec vous. Le système français a une certaine générosité dont nous devons nous enorgueillir. Ce n'est pas un hasard si tant d'Anglais viennent se faire soigner en France.
Il reste encore beaucoup à faire en termes d'observance, car le médicament n'est qu'une réponse partielle à une maladie. J'ai l'impression qu'on n'accueille pas suffisamment les industriels du médicament autour de la table pour réfléchir à la mise en place de prises en charge globales des pathologies. On les exclurait plutôt. Or nous ne pourrons vaincre certains fléaux que tous ensemble.
Le médicament est très important, mais, je le répète ce n'est qu'une réponse partielle. Il doit être correctement accompagné. Pour notre part, nous parlons de schizophrénie, de patients qui rechutent et qui deviennent des serial killer ou des SDF. Comment faire si le médicament n'est pas pris correctement et que les familles ne sont pas associées à la prise en charge ? Mettons nous tous ensemble autour de la table et expérimentons.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Néanmoins, il permet de réunir les conditions pour mieux suivre la vie réelle du médicament au jour le jour. Malgré tout cela, il reste quand même 50 millions d'Américains sans couverture sociale.
Christophe Weber
Nous sommes bien d'accord.
Êtes-vous d'accord pour dire qu'il faut maintenir une prise en charge la plus large possible et que le législateur doit être très vigilant sur ce point ?
Christophe Weber
Le choix de solidarité de la France est très respectueux de l'intérêt du patient.
Sabine Dandiguian
(La prise de parole ci-dessus)
Jean-Christophe Tellier
Souvent, on pense que la sévérité de la maladie est en corrélation directe avec l'observance. Mais ce n'est pas si évident. Nous avons eu le bonheur de produire un produit actif dans une maladie qui était 100 % mortelle, la leucémie myéloïde chronique. On pouvait imaginer qu'avec un tel médicament qui permettait...
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Merci de votre participation fort intéressante et je renouvelle ma demande : si vous souhaitez compléter la séance de ce matin par des contributions, quelles qu'elles soient, n'hésitez pas à nous les faire parvenir.
1() Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé