Mes chers collègues, vendredi dernier (Mmes et MM. les députés, ainsi que Mmes et MM. les membres du Gouvernement, se lèvent), deux de nos jeunes compatriotes ont été enlevés au Niger. Ils ont été assassinés par leurs ravisseurs le lendemain. La France tout entière a été bouleversée par ce drame. En votre nom, je tiens à saluer leur mémoire. Ils sont les victimes de la barbarie terroriste. J'adresse à leurs familles les condoléances de la représentation nationale.
C'est pour lutter contre le terrorisme que nos soldats, sous mandat de l'ONU, sont engagés en Afghanistan. Je veux ici saluer leur dévouement et leur action courageuse. Nous avons appris, avec une profonde émotion, que l'un d'entre eux avait trouvé la mort, le 8 janvier, à la suite d'une opération. Je rends hommage à sa mémoire et à celle de tous ses camarades tombés avant lui dans ce pays.
L'Assemblée nationale a également eu la grande tristesse de perdre l'un de ses membres en la personne deGabriel Biancheri, député de la quatrième circonscription de la Drôme. Je prononcerai prochainement son éloge funèbre.
Je vous invite à observer une minute de silence.
(L'Assemblée observe une minute de silence.)
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La séance est ouverte.
(La séance est ouverte à quinze heures.)
(La prise de parole ci-dessus)
L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
La parole est à M. François Loncle, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Monsieur le président, comme vous venez de le rappeler avec une émotion que nous partageons unanimement, avec l'enlèvement – en plein centre de Niamey, la capitale du Niger –, puis, très probablement, l'assassinat de deux jeunes compatriotes, Antoine de Léocour et Vincent Delory, auxquels nous rendons un hommage...
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La parole est à M. François Fillon, Premier ministre.