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20 décembre 2012 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Attention : les mauvais élèves peuvent se rattraper – voyez l'évolution de la note grecque – et les inquiétudes demeurent quant au décalage de stratégie entre la France et l'Allemagne. Si d'aventure un retournement se produisait, le coût pour les finances publiques serait considérable et vous le savez bien. C'est un sujet de préoccupation et d'alerte. À l'occasion des débats sur le projet de loi de finances pour 2013 et sur le dernier collectif, vous avez parlé d'économies. Mais ces économies, vous ne leur avez jamais donné de substance réelle. Pire encore, lorsque vous parlez d'économies – nous l'avons entendu dans vos débats et vos séminaires –, vous pensez le plus souvent à raboter des réductions ou des crédits d'impôt. Je l'ai dit à la précédente majorité et je le dis à celle d'aujourd'hui : diminuer un crédit ou une réduction d'impôt, c'est en français courant augmenter les impôts et certainement pas faire des économies. J'espère – si vous avez un peu de rigueur intellectuelle – que les milliards d'économies que vous avez annoncés sans jamais leur donner de substance ne cachent pas des augmentations d'impôts dissimulées par un tour de passe-passe terminologique. Je ne peux pas finir, madame la présidente, sans évoquer ce qui est une décision funeste de ce projet de loi de finances : l'abaissement du plafond du quotient familial. Ce projet de loi de finances pour 2013, il est mauvais, il est fâcheux et il atteint les classes moyennes et les classes moyennes supérieures. Mais le pire, ce sont les arguments régulièrement avancés par nos collègues de gauche : ils ne se contenteraient pas de l'abaissement du quotient familial mais voudraient remettre en cause le quotient familial lui-même. Le quotient familial, dois-je vous le rappeler, est une modalité juste de calcul de l'impôt. Vous le considérez comme un avantage fiscal et, en tant qu'avantage fiscal, vous voulez le raboter pour augmenter les impôts, ce que dans votre vocabulaire vous appelez réduire les dépenses. Pour nous, c'est un élément essentiel de la justice républicaine. Eh oui, le redressement dans la justice passe aussi par un calcul juste de l'impôt, mes chers collègues.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130104.asp#INTER_2
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Il porte la marque des augmentations d'emplois décidées dès le collectif budgétaire de cet été et reconnues par le Gouvernement lui-même dans ses documents budgétaires : elles ont bien évidemment un impact certain en année pleine et en exécution pour l'année 2013. Voilà un budget où les économies sont très... Lire ▸
Vous oubliez de dire que nous faisons preuve de volontarisme !
Ce n'est pas parce que nous sommes de bons élèves, mais seulement parce qu'il y a des élèves pires que nous.
Ce n'est pas vrai !
(La prise de parole ci-dessus)
Merci de conclure, monsieur Mariton.
La majorité et le Gouvernement ont affiché l'ambition d'un redressement dans la justice. Dans ce projet de budget, il n'y a pas de justice. Les classes moyennes le vivront douloureusement, les entreprises le vivront douloureusement, les chômeurs le vivront douloureusement. Il n'y a pas davantage d'espoir et, parce... Lire ▸
Très bien !
La parole est à M. Jean-François Lamour.