…vous décidez de l'abandonner purement et simplement, sans proposer la moindre alternative. Vous mettez un coup d'arrêt au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, alors que notre pays, qui compte 17 millions d'habitants de moins que l'Allemagne, dispose de 500 000 fonctionnaires de plus. Votre refus de vous atteler à une véritable réforme systémique est alarmant : il pèsera longtemps sur notre capacité à développer notre compétitivité.
Cette politique improvisée refuse de faire confiance à ceux qui créent des richesses dans notre pays. Les chefs d'entreprises ont besoin de marges de manoeuvres, et non d'un labyrinthe législatif et fiscal fondé sur la conditionnalité et la défiance.
Nos concurrents ne nous attendront pas. Ils n'ont pas, eux, à supporter le poids fiscal et bureaucratique de votre approche. Vous devez ouvrir les yeux. L'emploi et notre modèle de société ont besoin d'une France compétitive, alors que les réalités économiques ont déjà rendu caduques vos promesses de campagne, comme en témoigne votre double hausse de la TVA. La hausse du taux intermédiaire de 7 % à 10 % est d'ailleurs particulièrement néfaste.
Acceptez ce tournant que vous impose la réalité du monde dans lequel nous vivons ! Acceptez de faire confiance aux Français ! Acceptez de les laisser affronter la concurrence à armes égales ! Acceptez de leur permettre de créer des richesses au bénéfice de tous !
Ce texte est un nouveau fardeau. Il n'est pas à la hauteur des défis auxquels nous devons faire face. Le groupe Rassemblement-UMP votera contre. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et Rassemblement-UMP.)
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des finances, monsieur le rapporteur général, mes chers collègues, mes propos ne seront pas de la même tonalité que les sympathiques remerciements du rapporteur général avant la trêve des confiseurs.
Le projet de loi de programmation...
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Et vous, qu'avez-vous fait ?
La clé de la réduction du chômage et de la dette ne se trouve que dans le rétablissement d'un appareil productif compétitif. Sans compétitivité, les hausses d'impôts seront inefficaces, car elles provoqueront la chute de l'activité. Le problème, c'est que les recettes des entreprises vont chuter et que nous...
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Jérôme Cahuzac
C'est la Cour des comptes qui le conteste !
(La prise de parole ci-dessus)
Très bien !
Bravo, monsieur Reiss !
La parole est à M. Éric Alauzet pour le groupe écologiste.
Madame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues, je le répète : la loi de programmation des finances publiques nous engage dans une véritable épopée. Elle nous engage à réduire la dette de 50 à 60 milliards d'euros en quelques années – en quatre ans seulement – après la baisse de 30 milliards en 2013....
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