Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, je veux saluer l'action courageuse de nos forces armées engagées au Mali et contribuer à leur exprimer la solidarité de la représentation nationale. Il s'agit de porter secours à un pays attaqué par des groupes terroristes puissamment armés et aussi de protéger les 6 000 ressortissants français présents dans ce pays ami, longtemps lié à la France par un destin commun.
Cette action militaire, décidée à la demande du président malien, s'inscrit pleinement dans la légalité internationale. Elle a reçu le soutien unanime du Conseil de sécurité et de la CDAO, la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest. Il était impossible en effet de laisser des groupes djihadistes, dont Al-Qaïda, s'emparer d'un pays pour le transformer en État terroriste qui aurait servi de base à d'autres opérations.
La France a été la première à agir, et elle a bien fait. Il importe maintenant qu'elle ne soit pas la seule à intervenir et que tous les États concernés prennent leur part dans ce combat qui doit être commun et solidaire. Les États d'Afrique de l'Ouest vont-ils déployer sans tarder la mission internationale de soutien au Mali, ou MISMA, la force multinationale africaine, et nos partenaires européens, dont certains restent passifs, vont-ils enfin activer leur mission de formation de l'armée malienne ?
Ce qui est en jeu au Mali et ailleurs, c'est la liberté, plus précisément la liberté de conscience. Le vingtième siècle avait vu se développer la liberté, la laïcité, la liberté de croire ou de ne pas croire, le respect des convictions d'autrui. Le siècle nouveau voit le retour des dogmatismes, des intégrismes, et la volonté de les imposer par la force, par la violence la plus extrême, comme au Mali : exécutions, mutilations, lapidations.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La séance est ouverte.
(La séance est ouverte à quinze heures.)
En cette première séance de l'année 2013, je présente au Premier ministre, aux membres du Gouvernement, à tous les députés et à l'ensemble de nos compatriotes mes voeux les plus sincères. (Applaudissements sur tous les bancs.)
Je les adresse également à la délégation de l'Assemblée nationale du Québec, conduite par...
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L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
Ce matin, la Conférence des présidents a décidé qu'un orateur de chacun des groupes pourrait poser une question sur la situation au Mali, le Premier ministre répondant à l'ensemble des orateurs, avant le débat de demain devant la représentation...
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La parole est à M. Roger-Gérard Schwartzenberg, pour le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste.
(La prise de parole ci-dessus)
Merci, monsieur le député.
On ne transige pas avec l'intégrisme, on ne compose pas avec le terrorisme. Quand la France se dresse contre ces périls, elle est dans son rôle, elle est dans…
Merci, monsieur Schwartzenberg.
La parole est à M. André Chassaigne, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, permettez-moi d'exprimer la solidarité des députés du Front de gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine avec le peuple malien confronté à l'offensive de groupes djihadistes qui occupent le nord de ce pays qui nous est si...
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