En ce début d’année que je souhaite annonciatrice d’une fraternité renouvelée, il me faut vous poser une question, monsieur le Premier ministre, sur un humoriste dévoyé qui, par son message où l’odieux le dispute à l’insupportable, menace les fondements de la République. Je veux bien sûr parler de Dieudonné.
Au pays de Beaumarchais, où l’insolence est une vertu, au pays de Coluche et de Bedos, où l’ironie reste un art, nous savons faire la différence entre la critique, même la plus féroce, et l’agression, à l’évidence d’inspiration néonazie. Avant-hier, c’étaient Drumond, Maurras, Drieu et Céline, ces semeurs de haine. Hier, c’était celui dont nous avons tous le nom en tête, qui parlait de la Shoah comme d’un détail de l’histoire, qui s’attaquait à l’un des nôtres, Michel Durafour, dans la plus parfaite tradition de Goebbels là-bas et d’Henriot ici.
Monsieur le Premier ministre, cet éructeur haineux est dangereux pour la République. Ne rien faire, au nom du principe absolu de la liberté d’expression, c’est renoncer, c’est accepter. Il n’est pas question de changer notre législation. Ce serait faire trop d’honneur à cet individu. Il faut appliquer les lois de la République avec rigueur, comme le rappelle la circulaire remarquée du 6 janvier dernier de M. le ministre de l’intérieur.
L’apologie des crimes contre l’humanité est intrinsèquement une atteinte à l’ordre public et doit permettre l’interdiction de ces rassemblements de haine, mais il faut aller plus loin et faire partout oeuvre de pédagogie, notamment à l’école, dans les lieux de culture, les milieux associatifs, pour renforcer la laïcité et, surtout, la fraternité. Le Gouvernement est-il prêt à s’engager dans cette voie ?
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Merci pour vos bons voeux, monsieur le président, et permettez-moi également de souhaiter une bonne année à l’ensemble de nos collègues, en particulier à celles et ceux de Bretagne et d’Aquitaine, régions qui subissent aussi en ce début d’année de graves et destructeurs aléas climatiques.
Ma question, qui s’adresse...
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La parole est à M. le ministre des outre-mer.
Victorin Lurel
Vous l’avez dit, madame la députée, La Réunion a été durement frappée par le cyclone tropical Bejisa les 2 et 3 janvier. Je m’y suis rendu très rapidement pour constater les dégâts et pour y réaffirmer la solidarité nationale. Nous avons à déplorer un mort, une personne âgée, et quinze blessés, dont deux graves.
La...
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La parole est à M. Alain Tourret, pour le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
Manuel Valls
Monsieur le député, la parole antisémite, l’appel à la violence, à la haine de l’autre, la négation de l’Histoire, n’ont pas leur place dans notre République et l’indifférence, vous avez raison, serait la pire des réponses, sous prétexte qu’il ne faut pas participer à une manoeuvre du Gouvernement, qu’il faut...
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Manuel Valls
La circulaire souhaitée par le Président de la République et le Premier ministre rappelle que l’on peut invoquer l’ordre public pour justifier l’interdiction de tel spectacle et souligne que ce type de spectacles constitue lui-même un trouble à l’ordre du public.
Alors, oui, nous agirons avec la garde des sceaux...
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La parole est à M. Damien Abad, pour le groupe de l’Union pour un mouvement populaire.