Il fallait le faire !
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nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le Premier ministre, Piège sans issue, tel pourrait être le titre d’un mauvais film dont le scénario serait l’impossible inversion de la courbe du chômage, avec François Hollande comme acteur principal, vous-même en acteur de second rôle, et Michel Sapin en figurant.
Vous nous dites que nous n’avons pas compris les chiffres du chômage, mais 17 300 demandeurs d’emploi en plus en novembre, n’est-ce pas une hausse ? Un chômage des seniors qui n’a jamais été aussi haut, une durée moyenne au chômage qui ne cesse de s’allonger, n’est-ce pas inquiétant pour vous ? Monsieur le Premier...
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Votre pari hasardeux s’est heurté au mur des réalités et, vous le savez, les Français ne sont pas dupes. Tout simplement parce qu’on n’inverse pas artificiellement la courbe du chômage à coups d’emplois aidés, de radiations massives, de statistiques tronquées ou de communication en trompe-l’oeil.
On inverse la courbe du chômage en stoppant net le matraquage fiscal que vous faites subir aux Français depuis dix-neuf mois. On inverse la courbe du chômage en accélérant l’investissement, le désendettement et la compétitivité. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et UDI. – Exclamations sur les bancs du...
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(La prise de parole ci-dessus)
On inverse la courbe du chômage en mettant l’accent sur l’apprentissage, l’innovation, la baisse du coût du travail et la simplification des normes.
Pour le moment, monsieur le Premier ministre, force est de constater que vous n’avez réussi qu’à inverser la courbe du pouvoir d’achat des Français, qui se réduit...
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La parole est à M. le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.
Michel Sapin
Monsieur le député, on peut ne pas être bon acteur tout en ayant de la mémoire quand on veut réciter son texte. Vous devriez donc, même si vous êtes jeune député, ayant été élu en 2012 seulement, vous préoccuper de ce qui s’est passé auparavant.
Michel Sapin
Si vous regardiez un tout petit peu en arrière, vous n’auriez pas le même air prétentieux de celui qui n’a plus de mémoire. (Mêmes mouvements.)