Ma question s’adresse à M. le Premier ministre. Le 23 décembre dernier, à la gare de triage de Drancy, retentissait la sonnerie d’alarme, suite au déraillement d’un wagon de déchets nucléaires.
Onze jours avant, les cheminots et des populations avaient entendu la même sirène : un wagon d’acide chlorhydrique venait de dérailler et de percuter un wagon de nitrate d’ammonium, les deux matières qui, entrées en contact, sont à l’origine de l’explosion d’AZF.
Par deux fois dans cet hémicycle, monsieur le Premier ministre, j’ai voulu appeler votre attention sur ce danger – non pas inventé par les élus locaux mais reconnu par une étude de danger cautionnée par l’État – que faisait courir ce site industriel à des milliers d’habitants.
Ces deux incidents viennent s’ajouter à la longue liste de quarante-quatre incidents, dont vingt-deux considérés comme graves par l’État, qui ont eu lieu au cours de ces dernières années.
Vous ne pouvez pas continuer à faire courir un tel danger aux populations voisines. Ces incidents viennent confirmer ce que l’État reconnaît lui-même : plus de 30 000 personnes pourraient se trouver en danger de mort, en cas d’accident industriel sur le site.
On me répondait à l’époque : « Circulez, il n’y a rien à voir ! ». Je pense, au contraire, que ces incidents doivent vous conduire à reconsidérer la position de l’État qui a le devoir d’assurer la protection des populations, en appliquant le principe de précaution prévu par la Constitution, c’est-à-dire interdire le tri de matières dangereuses, si dangereuses, au milieu des populations.Cette situation qui s’apparente à une épée de Damoclès n’a que trop duré. Nous devons pouvoir trouver une solution.
Aussi, monsieur le Premier ministre, puisque le sujet n’a été traité que par les hauts fonctionnaires de l’État jusqu’à présent, je vous demande qu’une table ronde soit organisée au niveau ministériel. Elle réunirait les acteurs du fret ferroviaire, les élus locaux, les responsables de la sécurité des populations, en présence du ministre de l’intérieur, du ministre de l’environnement et du ministre des transports, pour que nous ayons enfin une situation viable, garantissant la sécurité et la vie des habitants.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Michel Sapin
Insuffisamment certes, et il faut donc amplifier notre action dans deux domaines.
Mes chers collègues, prenez de bonnes résolutions en ce début d’année. Seul M. le ministre a la parole.
Michel Sapin
Il s’agit de mettre en oeuvre pleinement l’ensemble des politiques en faveur de l’emploi. Il y aura ainsi 50 000 emplois d’avenir en plus des 100 000 emplois d’avenir de l’année 2013, des emplois aidés ciblés en faveur de ceux qui sont au chômage depuis très longtemps ou des chômeurs âgés de plus de cinquante ans,...
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La parole est à M. Jean-Christophe Lagarde, pour le groupe de l’Union des démocrates et indépendants.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche.
Frédéric Cuvillier
Monsieur le député, en effet, en décembre dernier, deux wagons sont sortis successivement des rails sans se coucher sur les voies. Conformément à la réglementation qui est à la fois nationale, communautaire et internationale, des mesures d’urgence ont été déclenchées. Un périmètre de sécurité a été mis en place...
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On vous sent très engagé !
Frédéric Cuvillier
Pour le déplacement de ces matières de marchandises dangereuses, le transport ferroviaire reste cependant beaucoup plus sûr que le transport routier. Il n’en demeure pas moins que des incidents peuvent intervenir et que notre priorité, comme la vôtre et celle des élus, reste de réduire les risques.
À Drancy,...
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