– Madame la Présidente, chers collègues, le plan de paix américain sur l'Ukraine n'est pas américain, il est russe. Il ne propose pas une paix, mais une capitulation. Ce n'est pas un plan, c'est un business plan. Et pourtant, trois pays européens se sont précipités à Genève, pressés d'être à la table de peur d'être au menu. Alors ils s'efforcent d'améliorer le plan américain. Mais, pardon, c'est une erreur historique d'accepter ne serait-ce que la logique du plan Trump.
Dans ma campagne, on sait qu'on a beau mettre du parfum sur un tas de fumier, ça reste du fumier. Travailler sur un plafonnement de l'armée ukrainienne alors que c'est l'armée russe qui constitue une menace est totalement absurde. Ce que nous avons à faire, ce n'est pas de changer l'ordre des virgules d'un mauvais texte à Genève. Ce que nous avons à faire, nous le savons: utiliser les avoirs russes gelés au profit de l'Ukraine, protéger le ciel des villes ukrainiennes en fournissant des systèmes antiaériens et en organisant des survols depuis les pays de l'OTAN voisins. Ce que nous avons à faire, c'est aider l'Ukraine à obtenir une paix juste, digne et durable, pas à l'entraîner dans une reddition honteuse qui ne réglerait rien et qui porterait atteinte à notre propre sécurité.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)