au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, chers collègues, il est profondément anachronique de devoir encore débattre de l'élevage d'animaux pour leur fourrure. Nous parlons ici de visons, de renards, de chinchillas enfermés toute leur vie dans des cages minuscules, incapables d'exprimer le moindre comportement naturel.
Cet élevage génère de la souffrance, du stress, des mutilations et est devenu moralement indéfendable. Il ne répond à aucune nécessité alimentaire, ni à aucun besoin économique vital. C'est un élevage de pur profit, déconnecté des besoins essentiels de nos sociétés et fondé sur une souffrance animale évitable. De plus, des risques sanitaires dans les élevages de visons ont démontré le risque réel de transmission de zoonoses, entraînant des réservoirs viraux pour la santé mondiale.
Aujourd'hui, quatorze États membres ont déjà interdit cette pratique et l'Europe ne peut rester en retrait ni accepter une incohérence flagrante imposant toujours plus de normes aux éleveurs traditionnels, tout en tolérant une filière fondée sur des pratiques d'un autre âge. Sur le plan économique, cette activité est en plein déclin, non viable et pèse sur les finances publiques.
Des pays, comme la France, ont tourné la page et ont engagé les transitions vers des activités réellement durables et créatrices de valeur. La fourrure, issue d'animaux élevés uniquement pour leur pelage, n'a plus de sens. Il est temps d'interdire ces élevages et d'accompagner les quelques acteurs concernés vers des modèles respectueux des animaux comme de la société.
L'Europe doit être exemplaire. Mettons fin à cette pratique barbare d'un autre temps.
La source —
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(La prise de parole ci-dessus)