au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, «il est mort pour rien». Ces mots, prononcés par Amine Kessaci, présent dans cet hémicycle, en parlant de son petit frère, Mehdi, résonnent en chacun de nous comme un cri de douleur et de vérité.
Dire que Mehdi est mort pour rien, c’est rappeler l’injustice profonde de ce drame qui a touché un innocent, un jeune homme décrit comme bon, droit, sincère, dont la vie a été arrachée à sa famille et à ses proches par des narcotrafiquants. C’est rappeler aussi que notre société ne peut tolérer le massacre d’innocents et que, jamais, dans notre République, la loi du crime organisé ne peut supplanter celle de la justice.
La mort de Mehdi nous oblige à regarder en face la réalité du narcobanditisme, qui détruit des vies et nous oblige aussi à l’action. Pour lutter contre ce fléau, un changement de doctrine est évidemment nécessaire. La priorité doit être donnée à la prévention, à l’éducation, à la réduction des risques et à une véritable politique de santé publique pour faire baisser la consommation, et donc affaiblir les trafics.
Ce dont nous avons besoin dans nos quartiers, marqués par la violence du narcotrafic, c’est de retrouver des services publics de proximité, que ce soit la police de proximité, des services publics éducatifs dignes et des ressources culturelles et sportives.
Concernant le démantèlement des réseaux criminels, c’est à la tête qu’il faut frapper, en remontant les filières pour trouver les commanditaires à travers toute l’Europe. Mais, pour cela, il faut renforcer drastiquement les moyens alloués à la police judiciaire et à la justice pour mener les enquêtes et démanteler en profondeur les réseaux. Les actions existent, il faut désormais les mettre en place.
Je conclurai en disant à Amine que nous avons entendu son appel à se lever, à se mobiliser, et que, à travers cet hommage à son frère Mehdi et à toutes les victimes innocentes du crime organisé, nous prenons devant lui un engagement: ne jamais détourner le regard, ne jamais nous taire et ne jamais accepter l’inacceptable.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe PfE. – Monsieur le Président, nous ne laisserons pas la France devenir un narco-État et nous ne laisserons pas l’Union européenne devenir un sanctuaire pour les «narcos», avec des ports européens transformés en hubs de la cocaïne. Le trafic de drogue, ce sont des milliards d’euros, une violence...
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au nom du groupe ECR. – Monsieur le Président, chers collègues, la France et l’Europe sont gangrenées par le narcotrafic, et – ce n’est un secret pour personne – ce fléau est une menace directe non seulement pour la santé et la sécurité de nos concitoyens, mais aussi pour la stabilité de nos sociétés tout entières....
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au nom du groupe Renew. – Monsieur le Président, cher Amine Kessaci, le narcotrafic vous a ôté deux frères et, de votre immense peine vous avez fait un combat: un combat contre les trafiquants, un combat contre l’omerta, un combat pour les consciences. Comme Roberto Saviano, vous endossez le rôle sacrificiel du...
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au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, chers collègues, nous honorons aujourd’hui la mémoire de Mehdi Kessaci, ce jeune homme de 20 ans lâchement assassiné en pleine rue par des hommes qui en voulaient, en réalité, à son frère, Amine Kessaci, engagé contre le narcotrafic. Vous le savez, Amine est avec...
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(La prise de parole ci-dessus)