– Monsieur le Président, chers collègues, cher Amine, l’Europe est en overdose. L’an dernier, en France, 367 assassinats et tentatives d’assassinat étaient liés au trafic de drogue. Parmi ces victimes, votre frère Mehdi. Son meurtre nous touche tous. Vous avez notre entier soutien. Forcément, le deuil de votre maman, de votre famille, nous le partageons.
Les trafiquants n’ont plus de limites: militants, journalistes, avocats, magistrats sont menacés, assassinés ou contraints à la protection pour avoir refusé le silence. Est-ce cela, notre avenir? Une société prise en otage, où la peur dicte les règles et où la justice est en péril.
Le narcotrafic agit aujourd’hui comme un terrorisme silencieux. Il tue, il intimide, il désorganise. C’est pourquoi il faut une véritable guerre contre le narcotrafic, une guerre française et européenne. Je salue les initiatives antidrogue annoncées par la Commission européenne, mais il faut aller plus loin, s’inspirer de modèles efficaces, comme les prisons de haute sécurité et toutes les mesures issues de la loi contre le narcotrafic en France.
Reprenons nos villes, nos ports, nos rues! Rendons justice à Mehdi et à toutes les victimes du narcotrafic! N’ayons plus peur! Nous n’avons plus le droit de trembler.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, chers collègues, selon l’Agence de l’Union européenne sur les drogues, le marché européen de la drogue pèse plus de 30 milliards par an: un fléau sanitaire, une menace politique et sécuritaire. En commission LIBE, la question d’États de l’Union européenne menacés de devenir des narco-États...
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– Monsieur le Président, d’abord un mot, évidemment, pour Amine Kessaci et son frère – Amine, avec qui j’ai eu l’occasion de débattre dans des fonctions précédentes. Nous ne partageons pas les mêmes opinions, mais, en tout cas, j’ai toujours respecté sa force de caractère et ses convictions, et j’imagine que son...
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