au nom du groupe S&D. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, en premier lieu, je souhaite faire part de mon soutien le plus total et de celui de mon groupe aux éleveurs touchés par cette nouvelle épizootie, qui vient se rajouter à une longue liste pour l’élevage français. Pour beaucoup, cet épisode est celui de trop. Derrière la dermatose nodulaire contagieuse – la DNC –, c’est un malaise agricole profond auquel il faut répondre, en particulier dans la filière bovine.
Concernant l’approche sanitaire, ma priorité est d’éradiquer cette maladie pour éviter qu’elle ne s’inscrive de façon pérenne dans le paysage agricole français. Pour cela, instruit de l’expérience de la première épidémie de DNC en Europe, dans les Balkans, de 2015 à 2017, je fais confiance au protocole établi par les autorités sanitaires, tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle européenne. Le protocole sanitaire s’appuyant sur le dépeuplement des unités d’élevage touchées, la vaccination dans un rayon de surveillance suffisamment large et des mesures de biosécurité paraissent aujourd’hui les moyens les plus efficaces.
Au-delà de la question de la gestion sanitaire, se pose la nécessité d’une compensation des éleveurs pour la perte de leur cheptel, et de la génétique liée. La responsabilité des pouvoirs publics est également engagée dans la reconstitution des troupeaux. Les éleveurs ont besoin d’une vision, d’une vision à long terme.
Je souhaite également interpeller – Monsieur le Commissaire – la Commission, afin de permettre la commercialisation des animaux et de leur viande en provenance des zones indemnes sous statut vaccinal. Alors, je sais que c’est possible, mais c’est extrêmement compliqué. Nous savons tous les freins que mettent les pays pour éviter que leur marché soit en concurrence, pour limiter le fonctionnement du marché unique.
Cette attention devrait être également portée sur la non-fermeture de marchés hors-UE par une diplomatie alimentaire efficace. Et permettez-moi: il faut que l’on développe à l’échelle de l’Union européenne, avec les États membres, une véritable stratégie vaccinale. Pas simplement pour la DNC, mais pour toutes les autres maladies. Il nous faut une contractualisation sur les banques d’antigènes, sur les banques de vaccins, qui nous permette d’être plus en amont dans la vaccination. Là encore, nous avons perdu du temps. Il est certain qu’un certain nombre de drames humains aurait été évités si nous avions pu le faire.
Pour terminer, il nous semble important de rétablir le dialogue, car la réussite de l’action prophylactique dépendra de l’acceptation des mesures prises par les agriculteurs comme par nos citoyens. Toutefois, les protocoles peuvent évoluer et d’autres voies explorées, à condition d’être fondées sur la science, en concertation avec toutes les parties prenantes. Il faudra pour cela une vraie politique de soutien à l’élevage, qui passera par une PAC forte, le refus du Mercosur et un meilleur partage de la valeur au profit des agriculteurs et des éleveurs.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe PPE. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la semaine dernière, le gouvernement français, sans envoyer aucun ministre ni représentant de l’État sur le terrain, a donné l’ordre d’attaquer les agriculteurs avec des tanks Centaure, des hélicoptères, du gaz lacrymogène. Ces scènes...
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(La prise de parole ci-dessus)
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au nom du groupe ECR. – Madame la Présidente, chers collègues, la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse est un fléau de plus qui met en péril les élevages et l’équilibre de nombreuses exploitations. En France, tous les deux jours, un agriculteur se suicide. Face à cette nouvelle crise sanitaire, l’État...
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