– Madame la Présidente, «l’industrie automobile européenne est en danger de mort»: en mars dernier, par ces mots Stéphane Séjourné semblait découvrir l’ampleur du désastre. Pourtant, nos constructeurs européens n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme. Que de temps perdu!
Mais, grâce à la mobilisation déterminée de notre groupe, Patriotes pour l’Europe, la Commission a été contrainte de desserrer l’étau et de reculer sur la fin des moteurs thermiques en 2035. Les flexibilités annoncées, comme le fait d’autoriser la production de véhicules hybrides rechargeables après 2035, sont des pas qui vont dans la bonne direction et qui vont offrir un peu de répit à nos constructeurs automobiles.
Mais la Commission maintient un objectif de réduction des émissions de CO2 à 90 % d’ici 2035 tout en exigeant des contreparties qui semblent une nouvelle fois inatteignables. Cela ressemble beaucoup à un enfumage. Combien d’emplois devront encore disparaître avant que vous n’ouvriez enfin les yeux? Vous dites que le secteur est en danger de mort, mais vous voulez le soigner avec un cachet d’aspirine, alors qu’il lui faudrait une véritable cure de désintoxication normative.
Chers collègues, les enjeux sont considérables. Il est temps de construire une majorité de bon sens pour sauver notre industrie automobile. Avec les Patriotes pour l’Europe, nous ne lâcherons rien tant que ce suicide industriel sera au programme de la Commission.
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