au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, chers collègues, emprisonner des universitaires pour leurs idées est un acte d’une gravité exceptionnelle, face auquel l’Europe ne peut rester silencieuse. Bahruz Samadov et Igbal Abilov, deux chercheurs et académiciens engagés pour la paix, ont été condamnés par le régime autoritaire d’Aliev à de longues peines de prison, au terme de procédures arbitraires et profondément contraires à l’état de droit.
Leur crime? Ils ont eu le courage de porter un message pacifique et une parole critique exprimée dans le cadre de leur travail académique. En s’en prenant à ces deux universitaires, c’est la liberté académique qu’on enchaîne. Notre devoir est de soutenir la liberté d’expression, la liberté académique et l’état de droit, quand bien même cela nuirait aux intérêts économiques de ceux qui achètent toujours le gaz à Bakou.
En ce sens, je dénonce avec force l’hypocrisie de l’Union européenne: c’est avec Aliev qu’Ursula von der Leyen est allée signer en grande pompe un accord gazier au mépris des droits humains. Et tout cela pour quoi? Pour acheter du gaz dont on suspecte qu’il provienne en réalité de la Russie.
La Commission et le Conseil ne peuvent plus rester silencieux face au régime d’Aliev. Les Institutions doivent faire usage de leviers disponibles pour faire libérer les chercheurs et protéger les droits humains.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, alors que l’Azerbaïdjan et l’Arménie sont en conflit depuis 1994, ces deux pays mènent depuis cinq ans des négociations de paix qui sont sur le point d’aboutir. En témoigne la signature, le 8 août, à Washington, d’une déclaration commune de paix par le Premier ministre...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)