– Monsieur le Président, chers agriculteurs, chers travailleurs de la terre, bienvenue à Strasbourg! À vous qui manifestez votre colère devant ce Parlement – à juste titre –, à vous qui vous battez non pas pour vous, mais pour notre souveraineté alimentaire, pour notre santé publique et celle des générations à venir, pour la qualité et le bien-manger, à vous qui prenez soin de nos paysages avec amour, à vous qui portez à bout de bras de belles valeurs, à vous qui ne comptez pas vos heures, à vous qui malgré tout cela n’arrivez pas à vivre du fruit de votre excellent travail: oui, vous avez raison de ne pas accepter de mourir en silence et de venir dire votre colère, votre rage aux institutions européennes, institutions qui prétendent sans cesse défendre l’écologie mais vous regardent mourir sans rien faire, alors qu’en produisant local les premiers écolos, c’est vous.
Pire, elles vous plantent même un couteau dans le dos avec le Mercosur. Elles prétendent défendre la démocratie, mais l’accord de libre-échange avec le Mercosur est appliqué avant même que le Parlement ne se soit prononcé, avec l’accord des traîtres à la France et des bonimenteurs présents à l’Élysée et au gouvernement français, incapables de défendre ce domaine stratégique après en avoir déjà laissé couler tant d’autres.
Je veux vous dire que les élus du Rassemblement national sont avec vous, et nous le sommes depuis très longtemps. Alertez! Faites savoir ce qui vous guette, ce qui vous attend! Faites connaître votre situation: c’est cela qui mettra la honte à nos gouvernements. Honte à nos gouvernements!
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)