– Madame la Présidente, Monsieur le Président de la République, chers collègues, la présidence chypriote s'ouvre dans un contexte de turbulences internationales majeures. Nous comptons sur vous. Face à la Russie, face à la Chine et désormais face aux États-Unis, il est temps que l'Europe assume pleinement sa puissance. Nous en avons les moyens, encore faut-il en avoir la volonté politique. Face aux menaces de Donald Trump, nous vous demandons d'activer l'instrument anti-coercition, maintenant. Faisons-nous respecter, revendiquons nos forces réelles.
Personne n'a intérêt à cet affrontement économique, nos économies en souffriraient. Mais nous ne céderons pas sur la souveraineté de nos alliés, ni au Groenland, ni en Ukraine. La stratégie de l'apaisement a montré ses limites; il est temps d'assumer une ligne de fermeté dans l'intérêt des Européens.
Enfin, Monsieur le Président, face aux puissances extérieures hostiles, face aux extrêmes qui cherchent à détruire l'Europe, vous devez défendre notre démocratie. Cela commence par le respect de ce Parlement. Un premier signal fort serait de refuser toute mise en œuvre de l'accord UE-Mercosur, tant que ce Parlement ne se sera pas prononcé.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)