au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, chers collègues, non, Amazon, Google et la Big Tech états-unienne n'incarnent pas la souveraineté européenne. Cela paraît évident. Et pourtant, à l'heure où les États-Unis envisagent un conflit armé avec l'Union européenne, la Commission leur ouvre grand la porte du cloud souverain européen. Les GAFAM ont le culot de nous expliquer que notre souveraineté passe par l'utilisation de leurs services. Même un enfant de cinq ans s'apercevrait de l'arnaque. La Commission européenne, pourtant, elle tombe dans le panneau.
Madame Virkkunen, posez la question aux PDG de la Big Tech. Devrez-vous, oui ou non, partager les données des Européens si Washington le demande? Derrière les enfumages techniques, la réponse est évidente: oui, ils se plieront aux exigences de Donald Trump. Être souverain, c'est s'émanciper de la Big Tech et du droit américain. C'est maîtriser l'intégralité de la chaîne de production. Cela demandera certes des investissements publics importants, mais ce n'est qu'à ce prix que les Européens pourront être réellement protégés de l'appétit insatiable de l'Oncle Sam.
La source —
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(La prise de parole ci-dessus)