– Monsieur le Président, Madame la Haute représentante, combien sont-ils? Des milliers, des milliers d'Iraniens morts assassinés. Des hommes désarmés, des femmes, des enfants trop nombreux, morts seulement parce que le régime qui les opprime a décidé qu'il ne survivait que par la terreur. Par la terreur et avec un mélange de complaisance et d'impuissance européenne.
Complaisance d'une partie des forces politiques d'Europe. Je pense à l'extrême gauche qui, depuis le début de la révolution islamique, aura été du côté des bourreaux du peuple iranien et qui, aujourd'hui encore, s'émeut de ce que la présidente du Parlement ait interdit aux diplomates iraniens d'entrer dans ce Parlement. C'est Rima Hassan, de l'extrême gauche, qui aujourd'hui prend fait et cause pour les gardiens de la révolution.
Impuissance aussi, parce qu'il y a maintenant trois ans, ce Parlement, à une écrasante majorité, a demandé que ces gardiens de la révolution soient classés comme une organisation terroriste. Aujourd'hui, des pays s'y opposent encore: la France, l'Espagne, l'Italie. Pourquoi? C'est évidemment d'une organisation terroriste que nous parlons, qui opprime non seulement le peuple iranien, mais aussi toute la région.
Si ce régime tombe, chers collègues, ce sera l'équivalent, pour toute la région, pour tout le Moyen-Orient et pour tous nos pays, d'une nouvelle chute du mur de Berlin. Notre devoir est d'y travailler avec le peuple iranien.
(L'orateur accepte une question carton bleu)
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, aujourd'hui, des Iraniens meurent car ils aspirent à la liberté et à la dignité. Nous devons nous tenir à leurs côtés. Ce grand peuple, l'un des plus anciens du monde, vit depuis 1979 un cauchemar indigne de son histoire. Les héritiers de Persépolis sont plongés dans le noir, dans la nuit...
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(La prise de parole ci-dessus)
réponse carton bleu. – La question, Monsieur Botenga, c'est, en effet, «est-ce que nous sommes réellement solidaires du peuple iranien?» Soutenir ce régime, c'est effectivement mettre en danger le peuple iranien.
Mais vous avez soutenu tous ses alliés, Monsieur Botenga. Vous avez soutenu le Hamas qui est l'allié de...
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