– Madame la Présidente, il n'y a aujourd'hui que l'extrême gauche nostalgique du socialisme bolivarien pour regretter le régime de Maduro. Jeter près de 75 % de sa population sous le seuil de pauvreté, dans l'un des pays disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde, voilà un exploit dont seuls les gouvernements marxisants ont le secret. Mais laissons là les discours abstraits sur le droit international et les condamnations morales précipitées. Ce qui importe à présent, ce sont les réalités qui s'imposent à nous. Depuis trop longtemps, nous n'avons aucun engagement stratégique dans cette région où la France possède pourtant un important territoire, la Guyane.
Alors soyons pragmatiques et posons-nous cette question simple: comment défendre le plus efficacement nos intérêts dans cette région? En favorisant l'influence chinoise ou en essayant de composer avec les États-Unis et de faire en sorte que cette influence américaine soit aussi française et donc européenne? Car c'est bien cela, et pas seulement le trafic de drogue qui est en jeu pour nous en Amérique du Sud, où se trouve sur le sol français l'une des plus grandes bases spatiales européennes et d'importantes ressources minières et d'hydrocarbures dont nous avons tant besoin.
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(La prise de parole ci-dessus)