– Monsieur le Président, Madame Kallas, Monsieur Costa. Madame Kallas, j'ai une question pour vous, très précise. Je dois vous avouer mon inquiétude quand j'entends le discours de la présidente Ursula von der Leyen, puisqu'il n'y a pas un mot sur les armes européennes. Il n'y a pas un mot sur le numérique. Il n'y a pas un mot sur les systèmes de paiement.
Or, notre fragilité aujourd'hui, elle est là. Tous, quasiment tous nos systèmes de paiement, aujourd'hui, sont américains. Donald Trump peut les couper du jour au lendemain. Il l'a déjà fait. Il l'a déjà fait à la Cour pénale internationale pour mettre la pression sur nos juges et sur notre état de droit.
La Commission européenne, pendant un an, n'a pas arrêté de nous faire des procédures d'urgence, n'a pas arrêté, je suis désolée de le dire comme ça, de nous bassiner avec les stablecoins. Donc j'ai une demande très précise à la Commission européenne. Je vous demande en urgence d'organiser une réunion dans les semaines à venir, la semaine prochaine, pour créer un Airbus des systèmes de paiement. Ça ne coûte pas cher, on parle d'une dizaine de millions d'euros, mais le reste, pardon, aujourd'hui, c'est de la poésie.
On ne pourra pas dire qu'on n'a pas été prévenus. Les distributeurs sont inquiets, les commerçants sont inquiets, les juges sont inquiets et tout le monde est inquiet. Je vous demande juste ça, et à M. Costa aussi d'ailleurs, pour qu'on puisse avancer. Ça ne coûte rien, ça sauve notre économie, ça sauve notre démocratie. Est-ce que j'ai votre oui, Madame Kallas? C'est une vraie question. Est-ce que j'ai votre oui? C'est une vraie question. Est-ce que j'ai votre oui? Eh bien, écoutez, votre…
(Le Président retire la parole à l'oratrice)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, chers collègues, quand 92 % de nos données sont stockées hors d'Europe, quand nos infrastructures numériques obéissent au droit américain, ce sont nos hôpitaux, nos administrations et nos entreprises qui deviennent vulnérables. Et, Madame von der Leyen, pendant ce temps, que fait la...
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(La prise de parole ci-dessus)