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21 janvier 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, Madame la Commissaire, la Commission européenne dit vouloir reprendre le contrôle des migrations. Or, les résultats observés sur le terrain contredisent cette ambition. Chaque année, près de 500 000 décisions de retour sont prononcées dans l’Union européenne, et chaque année seules 20 % sont réellement exécutées. Cela signifie une chose très simple: dans quatre cas sur cinq, l’Union européenne renonce à faire appliquer ses propres décisions. Cet échec n’est pas abstrait: dans mon pays, la France, des dizaines de milliers d’obligations de quitter le territoire sont prononcées chaque année. Pourtant, à peine une sur dix est effectivement exécutée. Ce décalage entre la décision et l’action mine l’autorité de l’État et nourrit l’impuissance publique. Ce n’est pas un problème technique, ce n’est pas un manque de moyens: c’est un renoncement politique. La Commission explique qu’il faudrait mieux coopérer avec les pays tiers. Mais comment parler de coopération quand des États qui refusent de reprendre leurs ressortissants continuent de bénéficier de visas, d’aides financières et d’accords préférentiels? Comment parler de fermeté quand l’outil des visas, pourtant prévu par le droit européen, n’est utilisé que de façon timide, temporaire et réversible? Là où la Commission parle de reprendre le contrôle, nous parlons de reprendre le pouvoir politique. La Commission veut aménager un système qui échoue, le Rassemblement national veut le renverser. La Commission gère l’échec, nous assumons la rupture. Sans conditionnalité stricte des visas, sans sanctions automatiques contre les pays non coopératifs, sans primauté claire des États sur l’idéologie migratoire, il n’y aura ni retour effectif, ni crédibilité, ni protection des peuples européens. Ce débat n’est pas administratif, il est souverain, politique et vital pour l’avenir de l’Europe.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-01-21_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

au nom du groupe The Left. – Monsieur le Président, les États-Unis ont violé le droit international au Venezuela pour de vils intérêts économiques; le génocide se poursuit à Gaza; le Soudan se meurt; en 2025 le seuil de 1,5 degré de réchauffement a été dépassé pour la troisième fois; la planète est entrée dans... Lire ▸
– Monsieur le Président, Madame la Vice-présidente, chers collègues, j’aimerais répondre à M. Carême, qui vient d’interpeller le PPE et les Républicains sur l’effrayant agenda de droite radicale que représenterait le fait de vouloir mettre en œuvre une politique de retour enfin efficace en Europe. Monsieur Carême,... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
– Cher Monsieur le Président Martin Hojsík, Madame la Commissaire Henna Virkkunen, chers collègues, oui, nous avons une solution pour reprendre le contrôle de la migration. Elle existe, elle est européenne: c’est la mise en œuvre du pacte sur la migration et l’asile rapidement et sans délai – et je vous remercie,... Lire ▸