– Monsieur le Président, cher Commissaire, partout en Europe le même scénario se répète. La même stratégie des réactionnaires: d’abord, dénigrer l’audiovisuel public vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ensuite, demander la suppression des financements, pour, enfin, vouloir privatiser. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Une fois arrivés au pouvoir, ils mettent au pas les chaînes de télé et la radio publiques pour en faire un outil de propagande au service de leurs obsessions identitaires.
En Lituanie, la chaîne LRT est menacée d’une reprise en main politique sur le modèle des gouvernements hongrois et slovaque. En Italie, la RAI est devenue «Télé Meloni» après avoir été démolie par Berlusconi. En France, les médias de Bolloré, la ministre Rachida Dati, le député d’extrême droite Charles Alloncle rêvent de la mise au pas de Radio France et de France Télévisions. Aucun pays n’y échappe.
Nous ne pouvons pas, ici, au Parlement européen, les laisser faire. L’audiovisuel public et indépendant est un pilier de nos démocraties. Il garantit une information fiable et un débat pluraliste. Il constitue un rempart essentiel contre les ingérences étrangères et les stratégies de désinformation. La Commission européenne ne peut pas se contenter d’envoyer des lettres d’avertissement.
Si nous voulons être capables de nous défendre face aux guerres hybrides qu’on nous mène, dont la désinformation est une arme de destruction massive pour nos démocraties, il faut agir, et vite. Il faut garantir des financements durables, mais aussi sanctionner les comportements délinquants, comme le prévoit la loi européenne sur la liberté des médias.
Les tentatives de dissimulation sont insupportables. Protégeons l’audiovisuel public contre l’internationale réactionnaire, qui rêve de dicter son récit mensonger et sa post-vérité!
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la situation en Lituanie est alarmante et – on le voit – très enflammée. Sous couvert de révision du budget et de modification des statuts, le gouvernement de coalition entre les sociaux-démocrates et un parti d’extrême droite attaque frontalement la radiotélévision...
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(La prise de parole ci-dessus)