– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues, la question portée par notre camarade Li Andersson souligne la réalité que les travailleuses et travailleurs vivent tous les jours. L'Europe traverse des mutations profondes, mais la réponse sociale, quand elle existe, arrive toujours après la casse – trop faible, trop tard, trop fragmentée.
L'Europe du marché sacralise la compétitivité et justifie, tolère la précarité. Conséquence immédiate, le coût de la vie explose tandis que les salaires stagnent, les conditions de travail se dégradent, la pauvreté s'installe, y compris pour ceux qui ont un emploi ou un logement. Nous subissons le produit d'un modèle où la compétitivité passe avant la dignité, où la flexibilité est le maître mot, où la discipline budgétaire sert de prétexte à l'austérité sociale, et où l'on protège mieux les marges des capitalistes que les droits sociaux des citoyens.
Madame la Commissaire, assez de communications. Nous voulons des règles contraignantes, applicables dans la pratique, contrôlées sur le terrain par des inspections du travail indépendantes, avec un budget européen et des financements conditionnés au respect des droits sociaux, des salaires et de la santé au travail, pas à la rentabilité de quelques-uns. Et j'en profite juste pour dire que l'extrême droite, qui ne cesse de refuser les blue cards, alors qu'ils prétendent défendre les droits des travailleurs, sont des imposteurs.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)