– Madame la Présidente, Montaigne le disait si bien: "versez leur du bon vin, ils vous feront de bonnes lois". J'arrive de la région de Bordeaux et c'est vrai que j'aurais pu en apporter pour qu'on améliore ensemble l'avenir de cette filière.
Sur ce territoire, je vois au quotidien la douleur des vignerons qui ne vivent plus de leur production. Les plans d'arrachage étaient nécessaires, mais nous ne pouvons pas laisser les vignerons avec le sang de leur vigne stagner dans des cuves. L'Europe doit venir en soutien et financer la distillation dans le cadre de la réserve de crise. Les vignerons attendent depuis des mois cette décision, il est temps de se réveiller.
Mais il ne faudra pas se contenter de gérer la crise. L'avenir de cette filière mérite une réflexion globale. En France, nous devons revoir la loi Évin, qui a participé à la criminalisation de la consommation du vin. Ici, il faut être lucide. Nous ne pouvons pas faire confiance à Mme von der Leyen pour protéger cette filière, elle qui n'a pas su le faire dans les récentes négociations avec les États-Unis.
Il est temps de définir un cap à long terme et de protéger ce patrimoine exceptionnel avec courage et volonté. Le vin est et restera un pilier de notre identité européenne.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, chers collègues, «Le vin, c'est la terre qui chante dans le verre», disait Jean Carmet. Oui, au-delà de faire de l'Europe et de la France une puissance agricole, le vin, c'est aussi notre identité, nos terroirs, notre civilisation.
Cet héritage millénaire est pourtant menacé par une crise...
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(La prise de parole ci-dessus)