– Madame la Présidente, Madame Lagarde, vous avez claqué, il y a quelques jours, la porte d'un dîner à Davos, à la suite d'une énième provocation d'un membre de l'administration Trump. Ce n'est pas souvent que je serai d'accord avec vous, Madame Lagarde, mais cela devrait un peu inspirer la Commission européenne et mes collègues parlementaires qui continuent de se prosterner devant le président américain, même lorsqu'il menace de s'approprier par la force un territoire européen. Mais non, ici, des socialistes jusqu'à la droite, tout le monde s'accorde pour reprendre l'accord commercial complètement inégal avec les États-Unis.
Mais Madame Lagarde, claquer la porte d'un dîner ne suffira pas. Nous avons des outils financiers à notre disposition pour faire de la dissuasion, par exemple: le levier de la dette américaine que nous détenons en partie. Il est également temps de se sevrer des États-Unis en refusant la mainmise des entreprises américaines sur des services du quotidien – Visa et Mastercard – qui doivent être remplacés par des outils européens et 100 % publics, faute de quoi Trump continuera de prendre l'Europe pour son paillasson et c'est bien lui qui nous claquera finalement la porte au nez.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire Dombrovskis, Madame la Présidente Lagarde, le monde bancaire est lui aussi touché par la «vague Trump». Les États-Unis défient la démocratie et intimident, jusque dans leurs propres banques centrales. Si les États-Unis veulent jouer à la loi du plus fort,...
Lire ▸
question «carton bleu». – Madame Yon-Courtin, vous dites à juste titre ‑ et je vous cite exactement ‑ qu'il ne faut pas céder aux intimidations de Donald Trump et que nous, Européens, nous sommes forts dans les outils qui existent à notre disposition. Il y a des outils monétaires, mais dans les outils économiques,...
Lire ▸
réponse carton bleu. – C'est une très bonne question. Moi, je suis pour ma part assez réservée sur le fait de ‑ même si j'appartiens à un groupe, effectivement, je comprends qu'il ait envie de reprendre les négociations ‑ reprendre les négociations, ça ne signifie pas être d'accord, donner un blanc-seing.
Je...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)