– Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs de la Commission européenne, vous empilez les accords de libre-échange comme on empile les dossiers. Il n'y en a pas un, ni deux, mais près de 40. Et à chaque fois, ce sont les mêmes qui trinquent: les agriculteurs français.
Après le Canada, le Mercosur, les États-Unis et l'Inde, vous nous entraînez dans un accord de libre-échange avec l'Australie, un pays où l'on trouve des élevages industriels géants, où les hormones de croissance sont utilisées, où les normes sanitaires et de traçabilité sont moins exigeantes, où les conditions de transport sont totalement contraires au bien-être animal. En France, nous n'avons pas les mêmes pratiques. De la naissance à l'abattage, nos éleveurs sont vertueux.
Avec le Mercosur, l'Union européenne a déjà accepté l'entrée de 100 000 tonnes de viande bovine. Elle nous rajoute, avec l'Australie, 24 000 tonnes de bœuf, 20 000 tonnes de mouton. Les prix vont de facto chuter, les revenus vont s'effondrer, les exploitations vont fermer. Tout cela pour faire plaisir à qui? À Mme von der Leyen. Consommateurs et producteurs, nous sommes tous perdants.
À quelques jours du salon de l'agriculture, la colère gronde. Stop, maintenant, ça suffit! Sortons l'agriculture des traités de libre-échange et protégeons nos éleveurs.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Ce point de l'ordre du jour est clos.
Le vote aura lieu demain, mardi 10 février.
– L'ordre du jour appelle les interventions d'une minute sur la base de l'article 179 du règlement intérieur.
Je rappelle que pour les interventions d'une minute, vous êtes, les uns et les autres, invités à prendre la parole à votre place.
(La prise de parole ci-dessus)