– Monsieur le Président, il y a un territoire où le réseau d'assainissement est défaillant, où 80 % des canalisations ont plus de 40 ans. La structure compétente ne connaît même pas précisément son propre réseau et l'entretien est, lui, insignifiant. Sur les 18 grandes stations d'épuration, plus de la moitié sont non conformes aux normes européennes. Sur 33 petites stations, aucune ne l'est et la moitié de celles-ci sont à l'arrêt. Résultat: des rejets directs dans les rivières, les mangroves et la mer.
Pourtant, ce territoire ne se situe pas dans le tiers monde, mais bien en France, en Europe et, plus précisément, en Guadeloupe. C'est une bombe à retardement sous nos yeux et les moyens sont honteux. Le plan d'investissement pour l'assainissement a été divisé par cinq, passant de 180 millions à 34 millions.
L'Europe ne peut pas fermer les yeux sur ce scandale outre-mer. Quel est l'état d'avancement des procédures d'infraction contre la France pour non-respect de la directive ERU en outre-mer? J'exige, sur l'assainissement – car il y a urgence –, un plan massif financé par l'Union pour la santé des Guadeloupéens et des écosystèmes.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Ce point de l'ordre du jour est clos.
– La prochaine séance aura lieu demain, le 10 février à 9 heures. L'ordre du jour a été publié, il est disponible sur le site web du Parlement européen.
– Le procès-verbal de la séance d'aujourd'hui sera soumis à l'approbation du Parlement demain, en début d'après-midi.